Métallurgie + La continuation se profile à l'horizon pour GPRI

La cause semble entendue. Le groupe GPRI (Galvanisation, Profilage et Rayonnages Industriels), en redressement judiciaire depuis le 4 juillet 1996, a de fortes chances d'être autorisé, sous certaines conditions, à poursuivre son activité. Le tribunal de commerce de Nanterre, qui a examiné le dossier vendredi dernier, a remis sa décision en délibéré au 17 juillet, en raison de l'épaisseur du dossier. « L'audience s'est tenue dans un climat très favorable », affirme ce responsable de GPRI. Bénéfices. Pour ce groupe qui employait en 1996 environ 850 personnes à travers une douzaine de PME très imbriquées, il s'agissait, lors de la période d'observation décidée par le président du tribunal, de rendre les comptes bénéficiaires et d'apurer un passif supérieur à 150 millions. La mission d'administrateur judiciaire a été confiée à Martine Farnier, rattachée à la cour d'appel de Versailles. Elle assistera M. Benoist, président de GPRI, pour mener à bien le redressement du groupe. Une fois le diagnostic financier et social effectué, un plan de redressement est mis en route sous l'oeil d'experts du cabinet Coref. Deux filiales déficitaires sont vendues et un plan social sur les autres sociétés implique une trentaine de salariés. Ramené à un effectif de 700 personnes, le groupe renoue enfin avec les bénéfices. Le résultat courant à fin mai 1997 s'établit, selon un responsable de GPRI, à 10 millions de francs, en phase avec les prévisions. Et surtout, le représentant des créanciers a obtenu des banques un abandon de 60 % des créances, un cadeau supérieur à 100 millions, assorti toutefois d'une clause de retour à meilleure fortune. Bizarreries de procédure. Seules des « bizarreries » dans la procédure judiciaire ont un moment semé le doute dans le personnel de GPRI. Et les responsables du groupe d'accuser les tracasseries du juge-commissaire Lucien. En mai dernier, ce dernier a tenté, en vain, d'évincer M. Benoist de la présidence du groupe, tout en demandant que les missions de Martine Farnier soient étendues vers une gestion directe du groupe. Le tribunal de commerce de Nanterre, dans un jugement rendu le 4 juin, l'a débouté. Le 13 juin, Martine Farnier est mise à l'écart suite à sa mise en détention dans l'affaire Coencas. Désignée administrateur provisoire en catastrophe, Laurence Lessertois découvre le dossier, retire d'office la mention favorable formulée par son prédécesseur, et nomme un nouvel expert, Thierry Bellot, inquiété l'an dernier par la brigade financière... L'avis favorable qu'il a exprimé in extremis la veille de l'audience a rassuré tout le monde. Les salariés du groupe neraignaient qu'une chose : la liquidation du holding GPRI, où est logée leur épargne depuis un RES effectué en 1992, et la vente par appartements du groupe. Désormais, ils attendent sereinement la décision du tribunal le 17 juillet. A moins que d'ici là... Jean-Philippe Lacour

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