L'Allemagne impose un seuil de concentration

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Le Bundesrat s'est mis d'accord vendredi pour limiter à 30 % la part de marché maximale que pourra détenir une société privée de télévision en Allemagne à l'avenir. La loi en matière d'audiovisuel (secteur, comme toute la culture et l'enseignement, de la seule compétence des Länder) qui interdit à toute entreprise de posséder plus de 50 % d'une chaîne privée devrait être simultanément abandonnée en 1997, une fois que les seize Parlements des Länder auront ratifié le projet de loi. Une commission d'enquête sur la concentration (KEK) dotée de six experts indépendants sera chargée de contrôler le respect de ce seuil de 30 % et avertira toute entreprise s'en rapprochant. Si celle-ci continue à accumuler des parts de marché, elle pourra se voir retirer sa licence. Une décision dont s'est félicité le groupe Bertelsmann qui attendait que le dossier soit tranché avant de signer l'acte de mariage avec la CLT. La nouvelle UFA-CLT représente en effet avec toutes ses chaînes une part de marché de près de 30 %. Ce qui fait dire à certains observateurs que, avant de lancer son bouquet de programmes numériques à l'automne, elle va devoir probablement se dégager de quelques participations, comme Vox ou même, peut-être, RTL 2. Leo Kirch, qui lance fin juillet ses programmes numériques, dispose également avec les sociétés de son fils d'une part d'audience d'environ 28 %. Les Länder, de leur côté, ont décidé de relever la redevance mensuelle de télévision de 4,45 à 28,25 deutsche marks à compter du 1er janvier 1997. Une bouffée d'oxygène qui va permettre à ARD et ZDF de lancer des chaînes thématiques. Une chaîne pour enfants est déjà prévue. B. de P.

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