Pentalog propose des services informatiques délocalisés

Avec 66 % de croissance de son chiffre d'affaires en 2007, Pentalog High Tech peut désormais s'afficher comme " le leader européen du low-cost francophone ". La société de services informatiques orléanaise s'est en effet considérablement développée ces dernières années, après son implantation dans les pays de l'Est.L'histoire de Pentalog commence en 1993 quand Frédéric Lasnier , tout juste sorti de l'université d'Orléans, crée avec cinq copains une entreprise de communication spécialisée dans les collectivités locales. Mais, après des " hauts et des bas ", la PME se réoriente vers l'informatique et définit une nouvelle stratégie. Conscient de la future " révolution du Web et de la mondialisation ", Frédéric Lasnier élabore en 1998 un projet de progiciel pour portail Web. " Il me fallait 10 millions de francs pour le développer, explique-t-il. J'aurais pu trouver de l'argent auprès d'investisseurs. " Mais c'est à ce moment précis que, par le biais d'étudiants roumains rencontrés à l'université d'Orléans, il effectue en 1999 une reconnaissance en Roumanie." LOW-COST" PAYANTIl décide d'y ouvrir une société qui développe son logiciel vendu à une trentaine d'exemplaires. C'est encore insuffisant pour s'imposer. L'unité roumaine est alors transformée, début 2003, en véritable unité offshore de production et de développement informatiques, en s'appuyant sur les très bas salaires locaux.Cette opération marque le début de la stratégie " low-cost " de Pentalog... et de son succès. Le chiffre d'affaires passe de 1,5 million d'euros en 2003 à 5,5 en 2007 et l'effectif de 30 à 180 salariés. Pour des coûts inférieurs d'au moins 40 % à ceux du marché français, Frédéric Lasnier propose ses compétences roumaines pour développer des produits, gérer la recherche et développement ainsi que des réseaux, promouvoir des outils d'aide à la décision ou de la formation... La formule séduit de grands comptes (France Télécom , Loxam , Lexmark , Société Générale , etc.) mais aussi des PME roumaines et françaises. La Roumanie n'a pas été choisie au hasard mais d'abord pour sa francophilie et son environnement culturel. Les salariés roumains de Pentalog parlent tous, ou presque, le français - un argument jugé déterminant par de grands clients. Et la stratégie des bas coûts n'est pas la seule raison du succès : " Nous avons inventé une nouvelle organisation interne, performante, sans commerciaux où tout le "business"se fait en direct sur le Web, poursuit le PDG. Même sans low-cost, nous serions moins chers que nos concurrents. "Pentalog est aujourd'hui bien installée en Roumanie avec deux sites et une centaine de salariés. La même stratégie est poursuivie en Moldavie où l'unité compte déjà 55 personnes. Et récemment, la PME a racheté une petite structure de 10 personnes en Allemagne. Aujourd'hui, Frédéric Lasnier ne voit pas de limites à son activité et surtout aucune raison de céder aux sirènes de ceux qui aimeraient mettre la main sur cette " pépite ".Un relais pour la recherchePentalog vend aux entreprises ses capacités de recherche et développement (R&D) en Roumanie. DMailer (clefs USB) ou Coronis (communication UHF à ultra-basse consommation et longue portée) sont clients de ce service. Pentalog leur propose des compétences d'ingénieurs ou de chercheurs de plus en plus difficiles à recruter en France. Pentalog Technology, joint-venture basé en Roumanie, vient d'être constitué en partenariat avec le groupe Ausy, conseil et ingénierie en technologies, pour piloter cette activité de R&D.

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