Makina Corpus a pris la vague montante des logiciels libres

Les logiciels libres conquièrent peu à peu le monde plutôt fermé de l'informatique, et leur usage relève presque d'une question d'éthique. " De plus en plus d'entreprises, mais aussi d'administrations font le choix du logiciel libre, car il permet non seulement de réaliser de substantielles économies, mais il offre plus de liberté et d'autonomie ", assure Jean-Pierre Oliva, dirigeant, fondateur et unique actionnaire de Makina Corpus. Le logiciel libre affranchit du paiement de licence par poste de travail.Makina Corpus s'est positionné depuis sa création en 2001 sur une niche qui lui a permis d'asseoir sa notoriété et de s'ouvrir progressivement vers d'autres marchés en fonction des exigences de ses clients. La PME conçoit et développe des solutions informatiques à partir de logiciels libres dédiées à trois secteurs d'activité : les systèmes d'information géographique, la gestion de contenus et le travail collaboratif.L'activité consiste à conseiller les clients sur le choix des logiciels adaptés à leurs besoins et à réaliser, si nécessaire, la migration du logiciel propriétaire vers le logiciel libre, puis opérer sa miseaj en oeuvre, sa maintenance et les mises à jour.OUVERTURES D'AGENCESL'activité débutée modestement à Paris prend progressivement une dimension nationale, voire internationale. Le chiffre d'affaires a fait un bond de 65 % en 2007 pour atteindre près de 1 million d'euros, après 600.000 euros sur l'exercice précédent. Jean-Pierre Oliva prévoit de le tripler cette année, soit 2,6 millions d'euros et de monter à une cinquantaine de salariés, contre 40 aujourd'hui et une dizaine début 2007. L'entreprise est bénéficiaire, mais légèrement " car les profits sont réinvestis dans les recrutements et la R&D ", justifie Jean-Pierre Oliva qui a basé à Nantes, fin 2006, son principal centre de développement où une vingtaine de personnes ont été recrutées en un an.Des agences viennent d'ouvrir à Toulouse (six salariés) et à Pau (deux salariés). " Nous sélectionnons nos implantations en fonction des compétences que nous pourrons y trouver, indique Jean-Pierre Oliva. De fait, notre développement est freiné par la difficulté à trouver des informaticiens de bon niveau. "Makina Corpus est également présent à Bruxelles, Madrid et Tunis. Une équipe opérationnelle d'une quinzaine de personnes doit être constituée en 2008 en Tunisie pour aborder ensuite les marchés africains et du Moyen-Orient.

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