Physiogenex se diversifie au coeur des biotechs

Ce tte année sera placée sous le signe du coeur pour Physiogenex. Installée dans la pépinière Prologue, en banlieue sud de Toulouse, la start-up consolide une nouvelle compétence au service des " big pharmas ". Après avoir créé des plates-formes capables de prédire l'efficacité des nouveaux médicaments sur le métabolisme humain des sucres et sur celui des graisses, elle développe une nouvelle compétence pour mesurer les effets sur le système cardio-vasculaire.Autrement dit, avec la nouvelle plate-forme, Physiogenex pourra quasiment assurer que le futur médicament ne risque pas de rendre les patients obèses, ni trop maigres, ni diabétiques, ni à risque cardiaque. Des informations précieuses pour l'industrie pharmaceutique qui consacre de lourds budgets aux tests cliniques de ses molécules sur des milliers de patients. Et qui risque gros si ces dernières présentent des effets indésirables trop importants pour permettre leur commercialisation.TRANSVERSALITEC'est en combinant différentes compétences scientifiques que Physiogenex a réussi à s'imposer. " Quand nous avons créé la société en 2003, je rentrais des États-Unis où j'avais assisté à l'éclatement de la "bulle"biotechnologies, précise Guillaume Costecalde, président de la société. Pour éviter de vivre la même chose, nous devions avoir une activité suffisamment innovante pour proposer des services à forte valeur ajoutée, afin de nous permettre de dégager des bénéfices et de financer nos projets de recherche pour rester à la pointe de l'innovation. "Avec sa plate-forme transversale qui permet d'aborder à la fois l'obésité, le diabète, le cholestérol et, bientôt, les maladies cardio-vasculaires, Physiogenex a su convaincre. Son projet de recherche baptisé Transversalis a été sélectionné et subventionné par l'Agence nationale de la recherche (ANR).Avec un budget total de 1,5 million d'euros, dont la moitié provenant de la subvention de l'ANR, il permet à la start-up de proposer des services plus larges à ses clients, en testant l'impact de leurs molécules sur différents paramètres. En associant des laboratoires cardio-vasculaires et une université américaine à ses travaux, Physiogenex espère se faire mieux connaître encore dans l'univers scientifique, notamment, aux États-Unis, le principal marché des biotechs. Avec 15 salariés, essentiellement chercheurs en biologie, l'entreprise enregistre une croissance moyenne de 50 % par an et affiche 1,5 million de revenus en 2007.

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