L'iPhone négocie son arrivée en Europe

C'est la question du moment dans le monde de la téléphonie mobile : quels seront les opérateurs européens qui auront l'insigne honneur de commercialiser en exclusivité l'iPhone, le premier téléphone d'Apple ? À cette devinette, le Financial Times a répondu hier que quatre sociétés étaient en négociation avec la firme de Steve Jobs : le français Orange, l'allemand T-Mobile et les britanniques Vodafone et O2, la filiale de Telefónica, qui serait même la première à avoir signé. Telefónica a rapidement démenti cette rumeur. Il est vrai qu'O2 n'a jamais figuré parmi les opérateurs pouvant potentiellement signer avec Apple. La firme à la pomme avait indiqué qu'elle traiterait avec un opérateur par pays et préférait, de ce fait, négocier avec le leader. Ces rumeurs visent peut-être à accentuer la pression sur Vodafone... En France, cependant, rien n'est joué. Si Orange, qui n'a pas souhaité s'exprimer, semble être le mieux placé, SFR ne s'avoue pas vaincu. Filiale de Vodafone (et Vivendi), le deuxième opérateur français peut compter sur la force de frappe mondiale de son actionnaire pour récupérer l'iPhone.UN " PRODUIT DE LUXE " QUI SE MERITEToutefois, quel que soit le vainqueur, il sera sans doute contraint à des conditions commerciales draconiennes et à de nombreuses concessions. Alors que les opérateurs français subventionnent largement les terminaux mobiles, Apple refuse d'entrer dans ce schéma et veut placer l'iPhone comme un produit de luxe (à 450 euros pièce). Par ailleurs, Apple exige que l'utilisateur de l'iPhone s'inscrive préalablement à sa plate-forme multimédia iTunes pour activer le téléphone. Ce qui va à l'encontre des stratégies des opérateurs européens qui ont investi des millions d'euros pour développer leur propre portail. Enfin, l'iPhone sera dans un premier temps sous technologie Edge (la 2G+) alors que les opérateurs français misent sur la 3G.Dans ces conditions, pourquoi les opérateurs européens se précipitent-ils sur l'iPhone ? " Certes, ils vont perdre du revenu moyen par abonné mais c'est un superbe outil d'attractivité et ils essaient de négocier la coexistence des deux types de portail ", décrypte Stéphane Dubreuil du cabinet SIA Conseil. Les opérateurs craignent également de passer à côté d'un phénomène aussi massif que le succès de l'iPod et sont pressés d'avoir en magasin ce qui devrait être le gadget le plus convoité des prochaines fêtes de Noël. En revanche, rien ne presse pour Apple, qui, vu le succès des ventes aux États-Unis (plus de 300.000 le premier week-end), peut se contenter pour l'instant du vaste marché américain.

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