Promise à une révolution, la DGA ne devrait connaître qu'un lifting

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Quoi qu'il arrive, 2008 sera une année marquante pour la Délégation générale pour l'armement (DGA) et ses 18.100 salariés. Promise à une remise en cause dure à l'arrivée du gouvernement Fillon, la DGA, dirigée par François Lureau, sort renforcée dans le projet de sa future réforme. Même si elle a dû accepter des aménagements symboliques. Remis au ministre de la Défense, Hervé Morin, le rapport Folz sur la DGA ne préconise pas non plus de révolution. Tout au plus va-t-elle perdre de son autonomie, très relative, par rapport au ministère de la Défense, en se voyant rétrograder au rang de direction.L'idée d'un découpage de la DGA a vécu. Certains grandspatrons de l'industrie de la défense sont même montés au créneau afin de l'éviter. Le rattachement de la DGA à l'état-major des armées ou sa transformation en agence, une idée très en vogue, n'a pas non plus convaincu Hervé Morin, persuadé de la cohérence de l'organisation de la Délégation. Il préconise une réforme de procédures de préférence à une réforme de structure. En contrepartie d'améliorations sur l'efficacité de la DGA.EXPERTISE MAINTENUE À contre-courant de certains lobbies du secteur, Hervé Morin a plaidé à la fin de l'automne auprès de l'Élysée et de Matignon le maintien au sein de la DGA de sonexpertise. Des compétences cruciales nécessaires dans son rôle d'acheteur. Le rapport Folz semble entériner cette tendance.La création d'un comité d'investissement à haut niveau (ministre, délégué général, chef d'état-major des armées), chargé de lancer les grands programmes, a été actée. Le chef d'état-major des armées sera le chef de file dans l'expression du besoin tandis que la DGA mènera la discussion pour définir les spécifications de ces programmes.Enfin, la Délégation aux affaires stratégiques (DAS, ministère de la Défense) assumera un rôle decontrôleur. À chaque phase, leministre a voulu identifier lesresponsables.En revanche, il a remis à plus tard la volonté de la DGA de transformer certains centres d'essais en établissements publics à caractère industriel et commercial. Les centres d'essais, qui réalisent déjà 13 % à 14 % de leur activité grâce aux contrats signés avec des pays étrangers, pouvaient être externalisés. La DGA sera toutefois chargée de rationaliser ses centresd'essais avec ceux de l'Armée de terre. Évoquée par le rapport Folz, la maîtrise d'ouvrage des activités de maintien en condition opérationnel (air, mer et terre), gérées en partie par les armées, va revenir à la DGA. Ce qu'elle demandait.Même s'il y est favorable,le ministre n'a pas tranché sur le rattachement de la DDI (Direction du développement international) à la DAS. " Détacher la DDI des programmes gérés par la DGA n'est pas astucieux ", assure un observateur. Mais il milite pour un pôle fort et unique à l'international.Enfin, le départ de FrançoisLureau, dont la rumeur court avec insistance depuis plusieurs semaines, n'est pas acté.

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