Les patrons allemands ont soif de croissance

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Les chefs d'entreprise allemands expriment les attentes les plus fortes en termes de croissance parmi leurs homologues des grands pays européens. Selon 80 % d'entre eux, il s'agit d'un objectif d'une très haute ou haute importance dans les douze mois à venir, contre 69 % des patrons italiens, 62 % des Britanniques et seulement 54 % des Français. Cela ressort de l'enquête réalisée par notre confrère allemand Handelsblatt auprès de 1.215 chefs d'entreprises issus de six pays européens (Allemagne, France, Grande-Bretagne, Italie, Autriche et Suisse).Parmi les débouchés commerciaux offerts, le marché domestique est cité par 62 % de l'échantillon, l'Europe de l'Ouest représentant 21 % des réponses, chaque fois avec peu de différences entre pays. En revanche, les patrons allemands se distinguent sur les projets à l'Est : ils sont 40 % à vouloir forcer les portes des pays de l'Europe de l'Est, où figurent les derniers entrants dans l'Union européenne. Cette région n'est en revanche prioritaire que pour 15 % des britanniques et 19 % des français. Ces derniersprivilégient à 19 % la croissance en Europe de l'Ouest, soit une hausse de 9 points par rapport à l'an dernier. L'Asie recule dans le même temps de 9 points, à 13 %. À noter que 17 % n'envisagent pas de sedévelopper à l'étranger ou ne fournissentpas de réponse, contre 2 % des Allemands dans le même cas.TRESOR DE GUERRE GARNIAutre enseignement, nos voisins outre-Rhin semblent disposer d'un trésor de guerre garni. Ils sont 45 % à planifier des acquisitions comme moyen de croître à l'étranger, soit un bond de 15 points par rapport à 2007. Chez les Français, 4 % seulement envisagent de les imiter. Ces derniers citent en priorité la recherche d'un partenaire stratégique dans le cadre d'un joint-venture (37 %) ou le développement des exportations (28 %).Enfin, 64 % des patrons européens attribuent une importance haute ou très haute aux mesures de réductions de coûts, soit un recul de 6 points par rapport à l'an dernier. Menée en décembre, l'enquête pourrait révéler ici une pointe de fatalisme chez les décideurs, au moment où les revendications salariales s'accroissent.

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