Transports : l'Europe facilite le financement

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La Commission européenne et la Banque européenne d'investissement (BEI) vont mettre en place le 11 janvier un nouvel instrument financier pour attirer les investissements privés dans les grands réseaux transeuropéens de transport (RTE-T) de plus en plus indispensables. Les besoins de financement de ces projets d'infrastructures se heurtent de manière croissante à la réduction des budgets publics de l'Union européenne et de ses pays membres. Or, rien que pour la période 2007-2013, les besoins d'investissement dans les RTE-T ont été évalués à quelque 300 milliards d'euros.L'apport de capitaux privés paraît plus que jamais indispensable. Mais certaines conditions doivent être réunies pour lever les préventions du secteur privé envers ces grands projets, par nature fort coûteux, longs à amortir et surtout à la rentabilité immédiate souvent aléatoire. C'est ce dernier aspect auquel entendent répondre les deux institutions avec l'instrument de garantie de prêt pour les projets de RTE-T (LGTT). Celui-ci doit faire l'objet de l'accord que signeront vendredi à Bruxelles le commissaire aux Transports, Jacques Barrot, et le président de la BEI, Philippe Maystadt, qui aura la responsabilité de sa gestion. Le LGTT aura pour finalité d'"atténuer l'obstacle que représente la faible capacité du secteur privé à supporter les risques liés aux recettes d'exploitation initiales ".FAVORISER LES PARTENARIATS PUBLIC-PRIVESeront éligibles à ce nouvel instrument les projets dont la viabilité financière sera fondée, tout ou partie, sur des recettes (péages ou autres) provenant de l'usage de l'infrastructure. La BEI pourra ainsi garantir des facilités de trésorerie aux investisseurs durant les cinq à sept premières années d'exploitation des infrastructures. La sécurité ainsi apportée au service des dettes de premier rang permettrait aux emprunteurs d'obtenir de meilleures conditions financières. Avec à la clé une réduction des primes de risque qui devrait compenser largement les coûts liés à la garantie accordée par la BEI.Doté de 1 milliard d'euros, apporté à parts égales par le budget de l'Union et par la BEI sur ses fonds propres, le LGTT, fait valoir Philippe Maystadt, " devrait stimuler les partenariats public-privé et favoriser un investissement global de plus de 20 milliards d'euros dans les réseaux transeuropéens ".

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