Alstom obtient gain de cause au Canada face à Bombardier

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C'est une sorte de revanche pour Alstom. Le groupe français revient dans la course face au canadien Bombardier pour le renouvellement du métro de Montréal. Une victoire obtenue après une bataille d'un an et demi, et après qu'Alstom a perdu en octobre 2006 le contrat de 4 milliards d'euros des trains d'Île-de-France, raflé par Bombardier. La Cour supérieure du Québec vient d'établir dans un jugement le bien-fondé de la demande d'Alstom " visant à lui reconnaître le droit de participer à un appel d'offres pour le renouvellement de la flotte de métros de la ville de Montréal ". En mai 2006, le gouvernement du Québec avait en effet annoncé qu'il demandait à la Société de Transport de Montréal (STM) d'entrer en négociation exclusive, sans appel d'offres, avec Bombardier pour le remplacement de 336 voitures sur pneus, un contrat d'une valeur de 816 millions d'euros (en intégrant tous les éléments de renouvellement du métro). Les autorités québécoises avaient justifié leur décision en indiquant que Bombardier était le seul constructeur canadien de voitures de métro. Estimant qu'il n'était pas acceptable que Bombardier participe en Europe à tous les appels d'offres, tout en bénéficiant d'une protection sur son marché domestique, Alstom, qui n'a pas d'usine au Canada, avait porté l'affaire en justice dès juin 2006. En mai 2007, la Cour supérieure du Québec avait ­cependant rejeté l'injonction d'Alstom qui demandait la suspension des discussions entre la STM et le groupe canadien. Si Bombardier s'est dit hier déçu par cette décision de justice, reste maintenant à savoir si la STM va faire appel du jugement.

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