EADS prêt à se renforcer outre-Atlantique

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cite>EADS veut faire oublier les crises des dernières années. Après une année 2007 à la fois record en termes de prises de commandes comme en soubresauts internes, 2008 doit consacrer la mise en application de sa nouvelle stratégie à long terme. " Vision 2020 n'est pas un rêve, mais nécessite une action immédiate ", a indiqué hier le président exécutif d'EADS, Louis Gallois, qui présentait ses voeux à la presse au siège allemand d'Eurocopter. " J'ai décidé d'élaborer cette vision dès que j'ai pris mes fonctions de président unique ", a-t-il précisé, ajoutant qu'il était nécessaire de remotiver les troupes, de leur montrer que le groupe était entré dans une nouvelle époque et que les difficultés du passé étaient oubliées.ESPOIR SUR LES AVIONS RAVITAILLEURS AMERICAINSObjectif principal : trouver un meilleur équilibre entre Airbus et le reste des activités pour ne plus dépendre à l'avenir qu'à 50 % des ventes dans l'aviation civile contre 65 % aujourd'hui. Un défi déjà défini par le passé, mais Louis Gallois entend désormais prendre les mesures nécessaires pour y arriver, grâce à des acquisitions notamment. Il veut également diminuer sa dépendance des plates-formes et développer les activités de services de manière à faire passer leur part de 10 % à 25 % à terme, soit 20 milliards pour un chiffre d'affaires visé de 80 milliards à l'horizon 2020. Le troisième défi est le rééquilibrage géographique pour employer à l'avenir 20 % de ses effectifs hors d'Europe et y réaliser 40 % de ses achats.Des objectifs qui risquent d'être difficiles à concrétiser alors qu'Airbus continue son envol. 2007 aura été une année record, les commandes accumulées représentant sur la base des prix catalogue 125 milliards d'euros. Avec plus de 5 milliards de liquidités, EADS peut difficilement s'offrir de grosses cibles même si Louis Gallois estime la période adéquate pour se renforcer aux États-Unis vu le cours du dollar. EADS n'a plus qu'à espérer qu'il obtienne avec son allié Northrop Grumman le contrat d'avions ravitailleurs de l'armée de l'air américaine. La réponse est attendue d'ici à l'été.

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