Walter Butler se retire du PSG en pleine crise

Même pas deux ans... et déjà un divorce. Coactionnaire du Paris-Saint-Germain (PSG) depuis juin 2006, Walter Butler a cédé l'essentiel de ses parts - quasiment 30 % - à Colony Capital, déjà détenteur d'un tiers des actions. Dirigé en Europe par Sébastien Bazin , le fonds américain devient un tout puissant propriétaire avec 62,5 % des parts, au côté de la banque Morgan Stanley, désormais deuxième actionnaire du club de football parisien avec un tiers du capital. Walter Butlerconservera néanmoins une participation de 5 %, une place au conseil d'administration du club, et reste prioritaire pour racheter les parts de Colony en cas de cession. Le montant de l'opération n'a pas été communiqué. En 2006, les trois actionnaires avaient repris le club à Canal Plus pour 41 millions d'euros.DIVERGENCES STRATEGIQUESUn ménage à trois sans véritable patron qui a fini par lasser Colony Capital. Ce dernier a sollicitéWalter Butler. Le désengagement de l'investisseur s'explique par des divergences stratégiques. " Je souhaitais une rupture plus profonde car en faisant à peu près la même chose qu'avant on va avoir les mêmes résultats, a expliqué Walter Butler dans les colonnes du Parisien. Je souhaitais des investissements massifs pour la découverte des jeunes talents et améliorer l'efficacité de notre recrutement. "Il faut dire que le début de saison a été particulièrement catastrophique. À la veille de sa rencontre avec Lens dimanche, le PSG était encore à la 16e place du championnat de la Ligue 1, à deux encablures de la zone de relégation en Ligue 2. Or, s'il touche, comme tous les clubs de Ligue 1, 11 millions d'euros par an, l'autre moitié des droits télévisés est directement liée à sa performance.Rappelé par SébastienBazin à la tête du PSG, l'ex-publicitaire Alain Cayzac , partenairehistorique du PSG dans les années 80, a d'ailleurs eu pour mission première de redresser les comptes, en " réduisant la masse salariale, l'un des gros problèmes du PSG ", confiait-il à La Tribune à l'automne dernier. Le club avait accumulé 238 millions d'euros de pertes sur huit ans au moment de son rachat. Cette année encore, il devrait terminer dans le rouge. En revanche, la société qui gère le Parc des Princes, entité séparée de celle du club, qui accueille outre des matchs de foot, des concerts et des spectacles, devrait être à l'équilibre.Deux activitésLe PSG regroupe en réalité deux sociétés distinctes. La première est consacrée à l'activité du club de football, qui engrange comme tous les clubs de foot des revenus issus de ses matchs, des sponsors, des droits audiovisuels et des subventions publiques. La Sese gère l'activité du Parc des princes, grâce à une concession confiée par la Ville de Paris jusqu'en 2014. La Sese organise des matchs de rugby, des concerts, des séminaires...

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