EDF entre en piste pour s'offrir le plus gros électricien russe

Alors que Moscou est en passe d'achever la privatisation par appartements de l'ancien monopole public d'électricité SEU (Systèmes d'Énergie Unifiés), EDF entre à son tour dans la danse. À la suite de quelques-uns de ses grands concurrents qui, comme Enel, E.ON et Fortum, ont pris des parts dans la douzaine de groupes (producteurs et/ou distributeurs) proposés aux investisseurs étrangers, l'électricien tricolore a jeté son dévolu sur le dernier des six " OGK " (Compagnie de Génération et de Distribution en russe) mis en vente, OGK-1, qui est également le plus important. Il a déposé une demande auprès du l'agence antimonopole russe à la fin de la semaine dernière, de même que le finlandais Fortum et deux groupes russes, EvroSibEnergo (qui appartient à l'oligarque Oleg Deripaska) et le négociant d'électricité indépendant TransNeftService. Selon le quotidien Vedomosti, l'allemand RWE et l'américain AES seraient également sur les rangs.AMBITIEUX PROGRAMMEDE DEVELOPPEMENTLes candidats avaient jusqu'au 15 janvier pour déposer leurs dossiers. SEU, qui détient 91,7 % d'OGK-1, entend céder 75 % des actions à un investisseur au cours de février. L'ex-monopole russe, qui doit disparaître complètement à l'été prochain, espère lever environ 4,83 milliards d'euros dans l'opération. OGK-1 a réalisé un chiffre d'affaires de 907 millions d'euros sur les neuf premiers mois 2007. Le groupe exploite six centrales totalisant une capacité de production de 9,5 mégawatts (MW) par an. Deux unités sont situées en Sibérie occidentale près de champs pétroliers, trois sont proches de villes industrielles de l'Oural et la dernière est située non loin de Moscou. OGK-1 se prépare à accueillir son futur investisseur avec un ambitieux programme de développement destiné à augmenter la capacité de production des centrales existantes de 3,4 MW.Les cinq autres OGK russes ont déjà trouvé leur partenaire stratégique. En novembre dernier, Enel a déboursé 4,14 milliards d'euros pour OGK-5. Peu avant, E.ON avait acquis 70 % d'OGK-4 pour la même somme. Côté russe, le groupe Norilsk Nickel est entré dans OGK-3. Et le géant d'État Gazprom a pris le contrôle d'OGK-2 et d'OGK-6 en forçant la main à SEU, qui ne faisait pas mystère de sa préférence pour des groupes étrangers, afin de créer les conditions d'une concurrence ouverte sur le marché.GDF prend un partenaire russeGaz de France pourrait s'associer avec le premier pétrolier privé russe, Loukoïl, pour prendre le contrôle de l'électricien russe TGK-10, indiquait hier Reuters. TGK-10 (abréviation de Compagnie Territoriale d'Électricité) produit2,733 gigawatts d'électricité ainsi que du chauffage urbain en Sibérie occidentale. Le monopole d'État SEU détient 80 % de TGK-10, une part qui sera diluée après une augmentation de capital, représentant 57 % des actions, proposée aux investisseurs pour environ 633 millions d'euros.GDF a face à lui sur ce dossier les russes Rosneft, Norilsk Nickel et lefinlandais Fortum.

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