Alcatel-Lucent dévoile son plan social en France

À partir de ce matin et jusqu'au 8 février, jour de la publication des résultats annuels 2007, Alcatel-Lucent va être sous les feux de la rampe. Aujourd'hui se déroule à Vélizy le CCE (comité central d'entreprise) d'Alcatel-Lucent France (ALF), la plus grosse filiale de l'équipementier dans l'Hexagone avec 8.000 collaborateurs. À cette occasion, les représentants du personnel devraient être informés du nombre de postes que la direction compte supprimer.En octobre, après avoir publié des résultats trimestriels catastrophiques, le groupe de télécoms avait annoncé qu'il supprimerait 4.000 emplois dans le monde, en plus des 12.500 (1.468 en France) déjà programmés au début 2007. Depuis, peu d'informations ont filtré sur les coupes qui toucheront ALF. Certaines rumeurs laissent entendre que 800 nouveaux postes pourraient être supprimés. Mais, selon nos informations, ce chiffre serait sensiblement inférieur (400) et les réductions d'effectifs s'inscriraient dans un plan de départs volontaires. Par ailleurs, aucun site ne serait fermé en France.MAUVAIS RESULTATS ANNUELS ATTENDUS L'intervention en début desemaine du gouvernement qui s'est dit " particulièrement soucieux et attentif au respect des engagements pris par le groupe Alcatel-Lucent, notamment en matière d'emploi " a pu inciter les dirigeants du groupe à réduire le plan initial. Malgré tout, cette nouvelle restructuration ne va pas contribuer à faire revenir la sérénité dans une entreprise qui connaît déjà beaucoup de turbulences. Cette semaine a ainsi été marquée par le départ du PDG d'ALF, Jean-Christophe Giroux, qui a été remplacé par l'actuel directeur technique du groupe, Olivier Baujard. Au début du mois, c'est le patron des services, John Meyer, qui avait quitté l'entreprise et, juste avant lui, le directeurfinancier, Jean-Pascal Beaufret, avait été remercié.Ces mouvements accréditent l'idée d'une reprise en main de la société par Patricia Russo, la directrice générale, au détriment du PDG, Serge Tchuruk. Si ce dernier a démenti les rumeurs qui couraient la semaine dernière sur sa possible démission, il pourrait cependant voir sa gouvernance remise en cause lors du prochain conseil d'administration qui se tiendra le 7 février.D'autant que les résultats annuels s'annoncent mauvais. Les analystes financiers tablent désormais sur un recul de 3,8 % du chiffre d'affaires à 17,5 milliards d'euros et sur des pertes de 798,5 millions d'euros contre un bénéfice de 522 millions d'euros en 2006.

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