Le gouvernement relance CDG Express

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Maintes fois évoqué, toujours repoussé, CDG Express, ce projet de liaison ferroviaire entre la gare de l'Est à Paris et l'aéroport de Roissy en vingt minutes, est-il enfin sur les rails ? Hier, le gouvernement a lancé des négociations pour la concession de cette ligne de32 kilomètres, avec un groupement composé de Vinci Concessions, Vinci SA, la Caisse des dépôts, Axa Infrastructure Investissement et Keolis.L'idée est d'aboutir à un accord d'ici à la fin de l'année et à une signature du contrat de concessions d'une durée de soixante ans, début 2009. Auquel cas le gouvernement table sur une mise en service à l'horizon 2014-2015, et non plus 2012, la dernière hypothèse annoncée. À condition néanmoins que les travaux de modernisation de la ligne RER B, un préalable nécessaire, soient achevés d'ici là et surtout que les négociations avec Vinci aboutissent. " Sinon un nouvel appel d'offres sera lancé ", a prévenu le secrétaire d'État aux Transports, Dominique Bussereau. Le gouvernement n'entend pas se laisser imposer les conditions de Vinci, en position favorable depuis que les quatre candidats (dont deux espagnols, Bouygues et Eiffage) ont jeté l'éponge, échaudés par la complexité de ce dossier. Vinci est aussi très clair. " Si nous ne sommes pas en mesure d'atteindre nos objectifs habituels de rentabilité, nous ne signerons pas ", note le groupe. Le projet associe Réseau Ferré de France, Aéroports de Paris (ADP) et la SNCF comme seul opérateur. L'État n'apportera aucun financement et estime le coût du projet à 760 millions d'euros. De telles lignes ferroviaires existent à Londres (Heathrow et Gatwick), Stockholm, Hong Kong, Brisbane ou Kuala Lumpur.D'ici à 2010, la plupart des grandes capitales mondiales en seront pourvues.

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