"Canal Plus a déjà absorbé le surcoût des droits du foot"

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Comment ferez-vous face au surcoût des droits du football de 180 millions d'euros par an à partir de cet été alors que l'exploitation de la télévision payante ne vous a rapporté que 151 millions en 2004 ?- En 2004, nous avons augmenté notre tarif d'abonnement de 1 euro par mois, ce qui, sur 8 millions d'abonnés pour le groupe, représente près de 100 millions d'euros de résultat supplémentaire en année pleine dès 2005. Nous avons aussi recruté 300.000 abonnés supplémentaires à Canal Plus et CanalSatellite. Ces bonnes nouvelles de 2004 absorbent à elles seules le surcoût des droits du football. Et notre croissance est bien au-dessus de la tendance 2004, avec 410.000 nouveaux abonnés (non déduits les désabonnement de mi-novembre 2004 à fin février 2005). Nous recrutons ainsi huit abonnés sur dix à la télévision payante en France.Et encore, nous n'avons pas intégré l'impact positif qu'aura notre offre exclusive de la Ligue 1. Nous travaillons sur la valorisation de cette exclusivité et préparons ainsi des offres à la saison en vidéo à la demande et en paiement à la séance.Mais vous annoncez pour 2005 une baisse de votre résultat d'exploitation autour de 150 millions contre 184 millions d'euros en 2004 (+ 94 %)... - J'ai déjà dit que nous ne serons en aucun cas en perte et nous aurons une performance économique très satisfaisante. Et la situation financière du groupe, avec un endettement de 5,1 milliards d'euros fin 2002, est rétablie, notamment avec le soutien de VU. Aujourd'hui, nous sommes même prêteurs à hauteur de plus de 150 millions d'euros.Quelles sont vos priorités pour 2005 ?- Tout d'abord, poursuivre notre croissance. Par exemple sur l'ADSL où nous sommes aujourd'hui leader et où nous avons en deux mois plus que doublé le nombre d'abonnés. Non seulement nous sommes passés devant TPS, mais nous comptons d'ici à juin retrouver sur l'ADSL la part de marché naturelle du groupe, de l'ordre de 80 % des recrutements. Nous avons trois rendez-vous en 2005. Nous devons réussir le développement de Canal Plus Le Bouquet. Cette offre de cinq chaînes numériques (Canal Plus, C+ Sport, C+ Cinéma..) qui expose le meilleur de nos programmes a démarré ce 5 mars. Nous devons ensuite, bien sûr, réussir le lancement de nos offres sur le football. Le troisième grand rendez-vous de l'année est celui de la télévision numérique terrestre (TNT).Sur la TNT, quelle est votre stratégie ?- Nous sommes mobilisés. Dès fin mars, le programme en clair de Canal Plus sera disponible sur la TNT gratuite. Nous allons proposer à nos abonnés analogiques un décodeur Canal Plus permettant de recevoir les chaînes gratuites de la TNT. Nous développons également un décodeur pour CanalSatellite qui permettra de recevoir aussi toutes les chaînes gratuites de la TNT (y compris TF1 et M6, aujourd'hui absentes du bouquet, Ndlr). Nous déposons aujourd'hui au Conseil supérieur de l'audiovisuel des dossiers dans le cadre du nouvel appel à candidatures. Je ne peux donc rien en dire. Ce qui est sûr, c'est que nous distribuerons nos chaînes payantes de la TNT, et celles d'autres éditeurs.Quels sont vos axes de développement pour les prochaines années ?- Nous n'excluons pas des acquisitions ponctuelles, notamment à l'étranger, et nous souhaitons devenir un acteur majeur sur le marché de la télévision en mobilité. Que ce soit avec la téléphonie mobile de troisième génération ou avec le développement de la réception nomade de télévision. L'enjeu formidable de ces nouveaux modes de réception est que nous nous adressons à l'individu et non plus au foyer.Propos recueillis par Jean-Baptiste Jacquin et Isabelle Repito

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