Les ventes en ligne décollent chez Warner Music

La vente de fichiers musicaux, sous forme de sonneries téléphoniques, ou de téléchargement de titres via Internet ou téléphones portables, prend de la consistance dans l'activité des majors de la musique. Chez Warner Music, qui annonçait hier les résultats du troisième trimestre de son exercice, elles ont représenté 6 % du chiffre d'affaires d'avril à juin, soit 44 millions de dollars (35 millions d'euros) de revenus, contre 4,6 % le trimestre précédent. Ces ventes sont en hausse de 76 % sur deux trimestres. Une politique "agressive" de partenariats, avec des plates-formes comme iTunes Music Store d'Apple ou des opérateurs télécoms (Verizon, Orange...), explique cette évolution, selon Paul-René Albertini, qui dirige l'activité hors US du groupe.Vecteur d'amélioration. En dépit d'un marché du CD qui reste en léger déclin, ce bond des ventes de fichiers musicaux a contribué à une hausse globale du chiffre d'affaires de 2 % sur le trimestre, à 742 millions de dollars, pour la compagnie américaine rachetée à Time Warner fin 2003 par Edgar Bronfman Jr. et un groupe de fonds d'investissement. Son introduction en Bourse, en mai dernier, a généré des dépenses non récurrentes à l'origine de la majorité de la perte nette de 179 millions de dollars et de la perte opérationnelle de 92 millions affichées sur le trimestre. Hors éléments non récurrents, le bénéfice opérationnel aurait été de 20 millions de dollars (+ 33 % par rapport à la même période 2004).Le développement des ventes en ligne, dont la marge serait de 10 % à 15 % supérieure à celle des ventes de CD "physiques", est un vecteur d'amélioration de la rentabilité.En Asie, le management d'artistes (concerts, produits dérivés...) est une autre voie explorée pour trouver de nouveaux modèles économiques. Cette activité représente déjà la moitié des revenus de la filiale taiwanaise, selon Pierre-René Albertini.Avec la restructuration opérée en 2004 et la mise à l'écart de 25 % des artistes de la maison, la quatrième major du secteur a vu sa part du marché mondial s'effriter de 1,4 point, à 11,3 %. Pierre-René Albertini assure que ce recul est en passe d'être rattrapé sur les marchés majeurs, grâce par exemple au succès des Américains Green Day (8,6 millions d'albums vendus) ou du Britannique James Blunt, numéro un au Royaume-Uni et deuxième en France.I. R.

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