Altran accélère sa mutation

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Il y a tout juste un an, Christophe Aulnette, ancien PDG de Microsoft France, signait chez Altran pour en prendre les rênes deux mois plus tard. "Un an après, je suis de plus en plus confiant dans le plan de redressement", estimait hier, lors d'un point de début d'année, le président du directoire du groupe de conseil en technologie. Christophe Aulnette avait pris ses fonctions au moment où, après trois ans de tourmente juridico-financière, la société était mise en examen en tant que personne morale, et où la publication des résultats 2004 décevaient.Depuis, le patron d'Altran, flanqué d'une nouvelle équipe de direction, s'est attelé à la tâche, dévoilant devant les actionnaires, en juin dernier, un plan de réduction des coûts de 50 à 60 millions dont la moitié doit être réalisé d'ici à fin 2006. En l'occurrence, le regroupement physique de filiales devrait permettre de baisser de 30 % ses coûts locatifs. Partenariats. À titre d'exemple, ses 27 implantations parisiennes (sur 48 en France) coûtent au groupe la bagatelle de 18 millions d'euros annuels. Dans la même veine, un nouveau système d'information va être mis en place pour rationaliser le pilotage des activités. Un directeur informatique vient d'être recruté à cette fin. Au second semestre 2005, 20 % des patrons de filiales ont été remerciés et 15 % des postes administratifs du holding supprimés. Le groupe s'est réorganisé en quatre grandes régions géo-graphiques et a structuré ses activités françaises autour de deux pôles : le conseil en technologies et l'innovation.Mais la tâche n'est pas pour autant achevée. "En 2006, nous allons amplifier la transformation." Après avoir mis en place une nouvelle offre dédiée aux grands clients et structurée autour de plusieurs filiales, Altran est en train d'inaugurer un nouveau service de facturation regroupant les factures de plusieurs filiales sous une même bannière. Des partenariats sont également en train d'être noués en Inde et en Europe de l'Est afin de proposer des prestations "offshore". En interne, un programme d'actionnariat pour les salariés devrait permettre de fidéliser les troupes, dont le taux d'attrition flirte encore avec les 25 %.Reste que le groupe, qui vise 10 % de marge d'exploitation en 2007, sera attendu au tournant lors de la publication de ses résultats 2005, en avril. Si les activités à l'international (50 %) affichent 8 % de croissance, Christophe Aulnette reconnaît que la France pèche encore avec une croissance de seulement 2 %.Clarisse Jay

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