Belgacom manifeste son intérêt pour Neuf Cegetel

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Après son acquisition de la société d'intégration de réseaux Telindus, au nez et la barbe de France Télécom, Belgacom se sent pousser des ailes. Dans une interview publiée hier par les quotidiens belges De Tijd et la Libre Belgique, Didier Bellens, patron de l'opérateur, ne cache pas son intérêt pour l'opérateur français Neuf Cegetel. Son acquisition "est effectivement une possibilité qui nous intéresse", explique-t-il. Il définit cet objectif comme une "possibilité" plutôt qu'une priorité.Belgacom détient déjà 5 % de la société née, en août dernier, de la fusion entre Neuf Télécom et Cegetel. Mais Didier Bellens reconnaît que les autres actionnaires - Louis Dreyfus et SFR détiennent chacun 28 % - "veulent a priori conserver leur participation, en tout cas jusqu'à l'introduction en Bourse de la société qui pourrait avoir lieu cette année ou l'année prochaine".Des contacts avec Cegetel avaient été pris par le précédent patron de Belgacom, John Goosens, à l'automne 2002. Mais les discussions avaient été interrompues par le décès brutal de ce dernier.Dans cette interview, Didier Bellens assure que la courte passe d'armes avec son voisin français sur Telindus s'est terminée sans blessure. "Je continue à penser que Telindus n'était pas véritablement stratégique pour France Télécom. Selon moi, leur objectif principal en lançant une contre-offre sur Telindus était d'éviter que British Télécom ne s'en empare." L'opérateur britannique a déjà un pied en France et Telindus est implanté dans l'Hexagone. Le renforcement de BT aurait gêné France Télécom, analyse Didier Bellens. "Par contre, je ne pense pas que cette dernière voit Belgacom comme une véritable menace."Partenariat. Didier Bellens a d'ailleurs annoncé la semaine passée qu'il discutait partenariat avec France Télécom sur l'acquisition en commun de contenus et de droits ainsi que sur l'échange de savoir-faire en matière de télévision numérique. Belgacom développe en effet outre-Quiévrain une offre de télévision sur ADSL.La trésorerie de Belgacom est à un niveau proche de zéro après l'opération Telindus. Mais Didier Bellens estime la capacité d'endettement de l'opérateur à "4 ou 5 milliards d'euros". "Ce sera un peu plus si nous rachetons un opérateur historique et un peu moins si nous rachetons un opérateur haut débit qui doit encore investir pour devenir rentable", a-t-il expliqué. Belgacom réfléchit aussi à l'acquisition d'"un opérateur mobile dans un pays où le marché est encore en croissance".Grégoire Pinson, à Bruxelle

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