Les réseaux de vente de mobiles critiquée

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Le régulateur va peut-être s'attaquer aux réseaux de distribution dans la téléphonie mobile. L'Arcep note dans son rapport annuel que " la distribution physique peut constituer une barrière à l'entrée sur le marché (...) lorsque le marché parvient à maturité. Le renouvellement [des mobiles] se généralisant, la détention de points de vente en propre (distribution monomarque) peut alors devenir stratégique, au détriment des opérateurs arrivés plus tardivement ". Pour le gendarme des télécoms, " bien que ne relevant pas strictement de son champ de compétence, la distribution des offres de téléphonie mobile est un élément structurant de la concurrence sur le marché de détail et pourrait à ce titre faire l'objet d'un examen plus approfondi ".Abus de position dominante. Depuis plusieurs années, les opérateurs ont beaucoup investi dans leurs propres boutiques. Orange, dont la part de marché s'élève à 46,5 %, détient 712 points de vente qui ne commercialisent que des produits du groupe France Télécom, contre 620 en 2003. Pour sa part, SFR compte, lui, 650 boutiques qui vendent aussi exclusivement les produits de l'opérateur qui détient 35,75 % du marché français du mobile. Enfin, Bouygues ne peut s'appuyer que sur 450 magasins. Le troisième opérateur s'en plaint d'ailleurs. En mai 2005, il a saisi le Conseil de la concurrence pour " abus de position dominante conjointe " de SFR et Orange, vilipendant la distribution. Dans un document envoyé à la Commission européenne début 2006, il notait qu'" en France, les réseaux contrôlés représentent 42 % des acquisitions et 80 % des renouvellements ", un volume qui " croît continuellement ". À titre de comparaison, Bouygues indiquait que son réseau propriétaire de distribution " représente 30 % de ses ventes contre 42 % pour SFR et 52 % pour Orange ". Si Bouygues Télécom est prêt à louer ses infrastructures à des opérateurs virtuels (MVNO) de la grande distribution, comme le révélait La Tribune hier, c'est qu'il dépend plus de Carrefour qu'Orange ou SFR et pourrait pâtir de l'arrivée des hypers sur le marché du mobile. Mais l'Arcep juge le développement des MVNO " timide " et aimerait aller plus loin : qu'ils " puissent exploiter pour leur compte certains équipements de coeur de réseau ".

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