Jour J pour les candidats aux licences Wimax

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Après plusieurs mois d'attente, c'est ce matin que l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste) va dévoiler le nom des heureux bénéficiaires des licences Wimax. 35 dossiers ont été déposés pour l'attribution de 2 licences par région métropolitaine ainsi que pour la Guyane et Mayotte. L'Arcep a défini 3 critères de sélection : la contribution au développement territorial des services à haut débit, l'ouverture à la redevance et le montant de la redevance que le candidat est prêt à payer.L'enjeu est important car le Wimax c'est l'avenir de l'Internet sans-fil, même si les équipements permettant de l'exploiter ne seront pas disponibles avant 2008. Utilisant les ondes radio, comme le wi-fi, il autorisera des débits pouvant aller jusqu'à 70 Mbits/s avec une portée de 50 km contre quelques dizaines de mètres pour le wi-fi.Couvrir les zones blanches. Certains le voient comme un moyen de couvrir les zones blanches dans les régions peu peuplées tandis que pour d'autres experts le Wimax devrait surtout venir compléter les zones urbaines très denses où la multiplication des services (audio et vidéo) va obliger les opérateurs à renforcer leurs réseaux.Ces divergences de vues expliquent la diversité des candidatures. Plusieurs émanent de collectivités locales et territoriales (Franche-Comté, Rhône-Alpes...) qui souhaitent faire du Wimax un outil de développement technologique pour leur région mais qui ont annoncé ne vouloir verser que 1 euro symbolique de redevance. Les autres dossiers ont été déposés par des groupes industriels comme Bolloré, TDF, France Télécom ou le consortium Société du haut débit qui réunit SFR, Canal Plus et Neuf Cegetel. " Notre projet est de couvrir, avant fin 2007, 80 % des zones blanches et grises pour le haut débit, soit 3 millions de clients qui n'ont pas accès à l'ADSL ", détaillait il y a quelques semaines dans nos colonnes Michel Combes, le président de TDF. Pour sa part, Bolloré, qui se présente comme le seul opérateur de gros, annonce " vouloir couvrir en moins de sept ans 99 % des entreprises et des particuliers ". En revanche, les projets de SFR, de France Télécom ou de Neuf Cegetel qui ont investi des milliards d'euros dans des technologies concurrentes (3G, HSDPA, ADSL...) semblent plus flous.Cette attribution n'est cependant qu'une première étape car un marché secondaire devrait rapidement s'ouvrir. La seule licence nationale disponible étant tombée dans l'escarcelle de Free (qui l'a rachetée à l'opérateur Altitude Télécom), les autres industriels vont tenter d'avoir une couverture maximum afin de rentabiliser leurs investissements.Douloureux précédent de la boucle locale radioNul doute que les collégiens de l'Arcep auront en mémoire le fiasco de la boucle locale radio (BLR), ancêtre du Wimax. En 2000, le régulateur attribuait 54 licences à 12 opérateurs en pleine bulle Internet, quand les banquiers finançaient tous les projets. Des opérateurs avaient promis d'investir 1 milliard d'euros. Mais les plans d'affaires ont échoué, la technologie n'a pas tenu ses promesses. Deux ans après, seuls deux opérateurs avaient survécu : LDCom - devenu Neuf Cegetel - qui a rendu sa licence en 2003... et Altitude Télécom qui l'a gardée puis revendue à Free.

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