Pages Jaunes  : Eurazeo et Vivendi favoris

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Le week-end du 14 juillet n'a pas été de tout repos pour les candidats au rachat des Pages Jaunes. Les postulants doivent en effet déposer aujourd'hui leurs offres auprès des banques d'affaires Toulouse & Associés et Merrill Lynch, en charge de la vente de la filiale de France Télécom. Quatre candidats vont proposer des offres fermes. Parmi eux, Vivendi est le seul groupe industriel. Il est opposé à trois groupes de fonds d'investissement. Le premier est un consortium mené par Eurazeo, accompagné de KKR et Goldman Sachs. Le deuxième est composé de PAI et BC Partners. Enfin le dernier voit Texas Pacific Group (TPG) se présenter seul.Depuis le premier tour, beaucoup de changements ont eu lieu. Le duo constitué d'Apax et de Cinven a jeté l'éponge. Les binômes Eurazeo-Goldman Sachs et KKR-Axa se sont regroupés. Mais il semblerait qu'Axa Private Equity se soit retiré pour cause de prix trop important. En effet, la valorisation de Pages Jaunes est le point central du dossier.La filiale de France Télécom est valorisée à 6,7 milliards d'euros en Bourse, un prix très élevé, représentant six fois le chiffre d'affaires, quatorze fois la marge brute opérationnelle et dix-huit fois les cash-flows.Limiter la concurrence. À titre de comparaison, l'américain Verizon, qui étudie une introduction en Bourse de Yellow Pages, la valorise à quatre fois le chiffre d'affaires et dix fois les cash-flows. " La valorisation de Pages Jaunes comprend une surcote de près de 2 milliards d'euros ", confie le responsable d'un grand fonds français. C'est pour éviter une flambée des prix lors des enchères et une concurrence entre eux que plusieurs fonds d'investissement se sont regroupés sur ce dossier.Selon plusieurs sources bancaires, le choix de France Télécom pourrait se faire entre Vivendi et le consortium dont le chef de file est Eurazeo. " Eurazeo tient la corde, souligne un investisseur proche du dossier. Il pourrait profiter des désaccords au sein de la direction de Vivendi " évoqués par certains sur le souhait de racheter Pages Jaunes. Pourtant " tout le monde est d'accord sur ce dossier ", affirme-t-on dans l'entourage de Vivendi. Ce dernier, qui a obtenu la semaine dernière un crédit syndiqué de 5,5 milliards, ne cache pas que cette somme pourrait permettre de financer une importante opération de croissance externe comme le rachat des Pages Jaunes...Intrinsèquement, les Pages Jaunes sont un actif très rentable. Et quel que soit le repreneur, la stratégie devrait s'orienter vers un développement massif sur Internet au détriment des " bottins " traditionnels.

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