Feu vert de Paris et Rome aux 27 frégates Fremm

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Alors que l'accord sur le lancement du programme en coopération de vingt-sept frégates multimissions entre la France et l'Italie devait être signé hier, il n'en a rien été finalement. Lors du 24e sommet franco-italien, le chef du gouvernement transalpin, Silvio Berlusconi, a pris au dernier moment à contre-pied le président Jacques Chirac, dribblant même le service de presse de l'Élysée, qui annonçait dans la matinée la signature de cet accord par les ministres de la Défense français et italien, Michèle Alliot-Marie et Antonio Martino.Pour autant l'accord a été confirmé par le chef de gouvernement italien mais n'a donc pas été signé pour "des problèmes techniques entre ministères italiens, a-t-on expliqué de source proche du ministère de la Défense. Il sera signé dans les prochains jours". La date du 13 octobre, en marge de la conférence des ministres de la Défense de l'Union européenne outre-Manche, est évoquée.De bonne source, il ne faudrait pas voir dans ce contretemps un signe de courroux de Rome vis-à-vis de la France du fait du rejet par Paris d'un scénario de rapprochement entre les deux champions européens dans l'électronique de défense Thales et Finmeccanica.Participation de la Grèce. En tout cas, Jacques Chirac, au cours d'une conférence de presse avec Silvio Berlusconi, a précisé que la France et l'Italie allaient "mettre en place le projet de frégates multimissions". Le coût total du programme a été évalué à 11 milliards d'euros pour vingt-sept frégates. Le montant de la première tranche s'élève à 4,9 milliards d'euros, dont 4,5 milliards pour la filiale commune de DCN et Thales, Armaris, pour le coût de développement (environ 1 milliard) et la construction de huit frégates (six en version anti-sous-marine et deux en version action vers la terre pour 3,5 milliards). Les industriels consolident chacun 1,75 milliard d'euros dans leur carnet de commandes. Ce programme va créer en France 2.000 emplois. L'Italie a prévu de financer cette première tranche à hauteur de 400 millions d'euros, destinés à payer une partie du coût du développement et notifiera le contrat à Orrizzonte, la filiale de Fincantieri et Finmeccanica.La France prévoit la réalisation de dix-sept Fremm (6,5 milliards d'euros) et l'Italie en commandera dix pour 4,5 milliards. Ce programme contient également des tranches conditionnelles, pour la France en 2011 (quatre frégates) et 2013 (cinq) et, pour l'Italie, étalées de 2008 à 2015. Français et Italiens négocient une participation industrielle de la Grèce, qui serait intéressée par quatre frégates.Michel Cabirol

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