Les deux candidats à Galileo unissent leurs offres

Selon des sources proches du dossier à Bruxelles, les deux consortiums candidats à la concession du système européen de navigation par satellite Galileo ont décidé de fusionner leurs offres. Ils auraient présenté ce projet commun hier à l'entreprise commune Galileo (GJU), chargée de gérer ce grand projet de "GPS" européen.Les deux groupements en question réunissaient d'un côté Alcatel, Finmeccanica, Hispasat, Aena dans le consortium Eurely, de l'autre EADS, Thales et Inmarsat au sein de iNavSat. En jeu : un contrat pour assurer le déploiement en 2006-2007 des 30 satellites destinés à doter l'Europe d'un système propre de navigation, puis la concession de son exploitation pendant vingt ans. Contactés par La Tribune, Thales n'a pas souhaité faire de commentaire, tandis que Alcatel estimait n'être pas en mesure de s'exprimer, tout en rappelant la position officielle de l'entreprise : "Le consortium Eurely est tout à fait ouvert à une jonction avec iNavSat si GJU le demande." EADS de son côté n'a pu être joint.Qualité des propositions. Le dossier aura pris du temps. Après avoir une première fois reporté sa décision en octobre 2004 - ce qui avait amené les deux consortiums à revoir leurs offres, notamment au niveau du partage des risques entre les pouvoirs publics et le concessionnaire -, GJU avait prévu de trancher le 1er mars dernier. Pour finalement créer la surprise en renonçant une nouvelle fois. Explication fournie à l'époque : "L'exceptionnelle qualité" des propositions de chaque consortium sur le plan financier ne permettait pas de les départager. GJU se donnait dès lors trois mois de plus, c'est-à-dire jusqu'au 1er juin, et invitait entre-temps les deux groupements à des "négociations parallèles".Dès l'annonce de ce nouveau délai, beaucoup avaient estimé que l'objectif de la Commission européenne visait de fait à encourager une coopération entre les industriels. Quelques jours après le report de la décision, le président de Finmecccanica, Pier Francesco Guarguaglini, soulignait qu'il avait compris le message : "Il me semble que l'Union européenne nous a adressés une invitation claire à trouver un accord, affirmait-il. [...] J'y suis favorable. Je pense que nos partenaires le sont aussi, tout comme EADS et Thales." C'est, semble-t-il, désormais chose faite.Marc Paoloni, à Bruxelles, avec Béatrice d'ErcevilleLe GPS européen bientôt sur les rails30 satellites seront déployés dans le système de navigation par satellite Galileo pour doter l'Europe d'un dispositif lui permettant d'être indépendante du GPS américainoctobre 2004, puis mars 2005 : le choix du concessionnaire a déjà été reporté deux fois1er juin 2005 : la décision définitive devrait intervenir avant cette date

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