Les Français boudent les pays d'Asie frappés par le tsunami

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Les touristes sont encore très frileux pour revenir dans les pays touchés par le tsunami, malgré les efforts déployés par les autorités et les acteurs de l'industrie touristique. Et globalement, aucun de ces pays n'a retrouvé sa fréquentation d'avant décembre 2004. Le marché français a surréagi à cette catastrophe, constate Jean-Paul Chantraine, le président du tour-opérateur Asia. Pour l'année 2004-2005, close à fin octobre, les voyages des Français en Asie ont reculé de 6 % contre une progression de 6 % des arrivées dans cette partie du monde.Quelques pays ont néanmoins attiré les Français. Même s'il s'agit encore de faibles volumes, le Vietnam (+ 40 %) et la Chine (+ 60 %) sont plébiscités. En revanche, les pays victimes du raz de marée ont subi une chute de leur fréquentation : - 25,5 % pour la Thaïlande, - 52 % pour les Maldives, et - 37,7 % pour le Sri Lanka.Pour les mois à venir, la tendance n'est pas à une réelle amélioration. Selon les chiffres publiés par le Ceto, le Cercle des tours-opérateurs, organisation professionnelle qui représente les voyagistes intervenants en France, l'Asie affiche un recul de 32,5 % cumulé pour les mois d'août, septembre et octobre. Trois mois qui sont traditionnellement un moment fort des réservations pour les vacances d'hiver. Les écarts restent aussi marqués entre les destinations. La Chine est en progression de 34 % par rapport à la même période de l'an passée, et le Vietnam continue sa montée en puissance (+ 43 %). Mais la Thaïlande reste en retrait de 42,5 % et les Maldives sont boudées par la clientèle françaises (- 38 %), alors que l'on note le retour des autres pays européens dans ces îles.Atonie générale. La défiance ou le manque d'envie de partir dans les pays touchés par le tsunami reflètent une atonie générale sur les voyages, soulignent les tours-opérateurs. À fin octobre, ils enregistrent sur l'ensemble des destinations une chute de 22,7 % en moyenne des réservations. Mais l'Asie n'explique pas tout puisqu'en France, elle représente à peine 3 % des forfaits vendus. Le marché français se distingue, cet hiver, de ses autres voisins européens, par une chute de la demande de voyages, qui touche toutes les partie du monde simultanément. Du jamais vu dans le secteur. Il s'agit à la fois d'un mélange de peur de l'avion et de baisse du budget consacré au voyages. Les destinations de proximité sont à l'honneur pour le plus grand bonheur des professionnels de la montagne qui se préparent à une nouvelle année record.Héléna Dupuy

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