Le dernier soutien de Wall Street

La Bourse américaine est en train de perdre son meilleur allié : la politique d'argent presque gratuit conduite pendant de longs mois par la Fed. Tout est plus facile quand les dollars coulent à flot et que les entreprises peuvent puiser dans les sources intarissables du crédit bancaire ou du marché obligataire. En resserrant le robinet pour la septième fois hier soir et en portant son principal taux directeur à 2,75 %, la Fed risque d'affaiblir un peu plus un marché des actions déjà fragilisé par un environnement difficile, où les déficits se creusent, la croissance ralentit, la hausse des profits décélère (le consensus Thomson Financial ne table que sur une hausse de 7,5 % au premier trimestre après les 20 % des trois derniers mois de 2004), le cycle de l'investissement résidentiel se retourne et entraîne dans sa chute la consommation des ménages, les gains de productivité s'épuisent et les matières premières grimpent. Tous les indicateurs virent au rouge à Wall Street. A l'exception d'un seul : la souscription vers les fonds actions. Malgré le pessimisme ambiant, les investisseurs ont placé quelque 3 milliards de dollars sur cette classe d'actifs aux Etats-Unis au cours de la semaine achevée le 9 mars et 2,8 milliards la semaine précédente : les flux nets les plus importants depuis décembre 2003. Nicolas Raulot

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