Vers un gel de crédits budgétaires

Quel sera l'impact de la chute de la croissance sur les comptes publics ? Pour l'Etat comme pour la Sécurité sociale, moins de croissance est synonyme de moindres recettes et de dépenses accrues. Les économistes estiment qu'un point de croissance en moins par rapport aux 2,8 % de hausse du PIB prévus initialement par le gouvernement (ce qui semble se dessiner) implique des déficits publics accrus de 30 à 40 milliards de francs. Cela représenterait 0,4 ou 0,5 point de PIB en sus des 4 % de déficit affichés par Bercy. Avec un point de croissance en moins, les pertes de recettes fiscales pour l'Etat seraient légèrement inférieures à 20 milliards. Une dizaine de milliards de dépenses supplémentaires viendraient accroître le déficit. Au total, il déraperait donc de moins de trente milliards. Pour ce qui concerne la Sécurité sociale, les prévisions de rentrées de cotisations fondées sur une hausse de la masse salariale de 4,3 % apparaissent caduques. Il faut s'attendre à, au moins, une dizaine de milliards de manque à gagner. Bien sûr, le gouvernement sera amené à prendre des mesures pour contrecarrer cette dérive. S'étant engagé à ne plus augmenter les impôts, il devra recourir à d'importantes économies, notamment sur le budget de l'Etat. Alain Lamassoure a afirmé hier que des crédits seraient effectivement gelés au cours des prochaines semaines.

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