La Tribune de la presse étrangère

- THE TIMES (LONDRES) + Un budget de bon sens « La politique en Grande-Bretagne a toujours été caractérisée par la présence d'un parti qui voulait réduire les impôts pour une question de principe et d'un autre qui voulait les relever également par principe. Nous avons maintenant un gouvernement qui ne semble pas être motivé par des considérations idéologiques mais par les besoins de l'économie. Lors de sa présentation du budget hier, Gordon Brown n'est pas apparu comme le "chancelier de Fer" mais comme le chancelier du bon sens. [...] Il avait fortement mis l'accent sur l'aide aux petites entreprises. Une telle promesse, venant d'un travailliste, n'avait pas été prise au sérieux avant les élections. Mais depuis le 1er mai, le parti au pouvoir a beaucoup fait pour prouver saincérité. Entre les discours de Tony Blair sur l'importance de la flexibilité du travail et les baisses de l'impôt sur les sociétés de Gordon Brown, on peut parler d'une véritable priorité accordée désormais à l'entreprise dans l'économie britannique. » - LE SOIR (BRUXELLES) + Vache folle : risque de nouvelles altercations franco-belges « La Commission européenne a vraiment jeté le pavé dans la mare, à l'entrée des vacances. En 1996, la crise de la vache folle s'était traduite par une chute de plus de 10 % de la consommation de viande de boeuf dans l'Union européenne. Voici un nouveau risque d'effondrement du marcé qui, cette fois, va contraindre les autorités douanières et policières de l'Union à faire vraiment le ménage, surtout en Belgique. [...] La Belgique, qui fut déjà accusée l'an dernier de servir de plaque tournante pour le trafic des farines animales continées en provenance de Grande-Bretagne, est donc à nouveau au centre de l'affaire. [...] Il est à craindre que la suspicion française à l'égard des exportations belges risque de s'accroître, voire de dégénérer en de nouvelles altercations franco-belges. » - FINANCIAL TIMES + Inquiétudes sur la parité euro-mark « la décision de Helmut Kohl, le chancelier allemand, de défendre l'interprétation la plus stricte possible du critère sur les déficits publics du traité de Maastricht est à la fois révélatrice et troublante. Son insistance déraisonnable à s'en tenir à des déficits de 3 % ou moins montre une attitude préoccupante à l'égard de l'euro et un manque de confiance troublant en ses futurs partenaires. Il répondait sans doute aux pressions de Edmund Stoiber, Premier ministre bavarois et figure clé de la CSU, un membre essentiel de la coalition. Stoiber s'inquiète que l'euro ne soit pas aussi fort que le mark. Mais il est difficile de croire que l'euro sera moins stable dans les décennies à venir parce que l'Allemagne, ou n'importe quel autre pays, a un déficit légèrement supérieur à 3 % en 1997. »

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