EN BREF

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France Juppé. Le Premier ministre sera ce soir l'invité de TF1 à 20 h 10, pour évoquer toutes les questions d'actualité. « Le Premier ministre, qui n'est pas insensible aux inquiétudes qui se manifestent ici ou là et sait que certains Français sont en difficulté, expliquera pourquoi il faut tenir le cap, et comment », indiquait hier Matignon. Élysée. Le secrétaire général de l'Elysée, Dominique de Villepin, qui avait intenté un procès en diffamation au journaliste Philippe Alexandre pour sa chronique diffusée le 5 octobre 1995 sur les ondes de RTL, a été débouté hier par la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Villepin reprochait au journaliste d'avoir expliqué qu'il était omniprésent à l'Elysée, de choisir non seulement les ministres, et de les surveiller, mais également leurs collaborateurs, au point d'écarter ceux qui ne lui plaisent pas, par l'usage de « pressions bizarres, de menaces voilées, d'offres aimables d'aller poursuivre ailleurs leur carrière ». « Le fonctionnement de nos institutions, les rapports entre l'Elysée, le Premier ministre et les différents ministres au sein du pouvoir exécutif constituent des sujets d'intérêt général qui doivent pouvoir être librement débattus dans une société démocratique, même au prix de polémiques », ont estimé les juges. Etranger ÉTATS-UNIS. L'avance du président Bill Clinton sur son rival républicain Bob Dole pour l'élection présidentielle de novembre s'est réduite à 14 points, en raison des répercussions de l'enquête sur l'affaire Whitewater et du scandale de l'obtention par la Maison-Blanche de fiches du FBI selon un sondage Washington Post-ABC publié hier. Le président est crédité de 54 % des intentions de vote, contre 40 % à son adversaire. ISRAEL. Le Premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a réaffirmé hier qu'il contestait le principe de l'échange des territoires occupés contre la paix, défiant ainsi les demandes répétées des dirigeants arabes, qui pressent le nouveau gouvernement israélien de le respecter. Il a affirmé qu'Israël avait « sa propre interprétation » des résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU, stipulant l'évacuation par Israël des territoires occupés. MOSTAR. L'administrateur européen de Mostar, l'Espagnol Ricardo Perez Casado, va demander une prolongation du mandat de l'Union européenne dans cette ville où les premières élections dimanche ont donné la majorité aux deux grands partis nationalistes, croate et musulman. L'Union européenne administre la ville depuis juillet 1994 et son mandat vient à expiration en juillet. Cette demande est motivée par les besoins de surveiller la reconstruction économique de la ville. SARAJEVO. Les autorités de la République Srpska (RS) refuseront de livrer Radovan Karadzic, accusé de crimes contre l'humanité par le Tribunal pénal international, a assuré mardi la vice-présidente de la RS, Biljana Plavsic. Elle a fait ces déclarations à l'issue d'une rencontre avec le haut représentant civil en Bosnie, Carl Bildt. Le dirigeant serbe bosniaque demeure ainsi le principal obstacle à la préparation des élections prévues en Bosnie à la mi-septembre. A Washington, le département d'Etat a estimé que Karadzic n'avait pas satisfait aux demandes de la communauté internationale. COUR EUROPÉENNE DE JUSTICE. La Belgique, la Grèce et le Luxembourg ont été condamnés hier pour avoir imposé des conditions de nationalité à l'accès de certains emplois dans leurs administrations publiques. L'article 48 du traité de Rome consacre le principe de la libre circulation des travailleurs dans l'Union européenne et interdit toute discrimination fondée sur la nationalité. Les trois Etats devront instaurer les réformes nécessaires à l'ouverture de la fonction publique aux ressortissants des autres Etats membres dans les délais les plus brefs.

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