Les banques françaises préfèrent les primes

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Les salariés de BNP Paribas attendaient des mesures de poids et pas deux poids, deux mesures", s'insurge une des organisations syndicales du groupe bancaire, dressant un parallèle entre les résultats historiques de BNP Paribas en 2004 et le refus de la direction d'accorder une augmentation pérenne aux salariés. Ce slogan résume bien l'état d'esprit des syndicats qui, dans la majorité des banques françaises, sont restés sur leur faim, à l'issue des traditionnelles négociations salariales annuelles.Chez BNP Paribas, les tractations ont abouti en milieu de semaine dernière. Le SNB et la CFTC ont signé l'accord qui prévoit une prime équivalent à 25 % d'une mensualité de salaire, avec un plancher de 450 euros. Pour les salariés qui placeront 70 euros de cette somme sur leur plan épargne entreprise la banque abondera à hauteur de 300 % (soit 210 euros). "Nous avons signé pour sauver les meubles, mais nous considérons que le compte n'y est pas", souligne-t-on au SNB.Unilatérales. La Société Générale a proposé des mesures similaires, à savoir une prime plutôt qu'une augmentation pérenne. Le SNB et la CFTC ont paraphé le texte début janvier. Il propose une prime de 23 % d'une mensualité de salaire, avec un plancher de 350 euros et un plafond de 1.150 euros. Cette somme n'a pas été accordée à ceux dont le bonus annuel dépasse 12.000 euros. Du côté du Crédit Mutuel Centre Est Europe-CIC, les mêmes SNB et CFTC ont paraphé mi-janvier un accord prévoyant une augmentation de 1,8 % des salaires au 1er janvier 2005. Enfin, au Crédit Lyonnais, comme aux Caisses d'Epargne, les syndicats ont préféré ne pas signer les accords présentés par la direction, les jugeant largement insuffisants. Ces deux banques vont donc appliquer des mesures fixées de manière unilatérale. Elles se traduiront par une augmentation de 0,7 % des revenus pour tous les salariés de l'Ecureuil à compter du 1er juin 2005. Au Lyonnais, il a été prévu début janvier d'attribuer aux techniciens une prime de 250 euros ainsi qu'une augmentation pérenne allant de 0,7 % à 1 % en fonction des catégories, avec un minimum de 200 euros annuels. Un tiers des cadres (aux revenus les moins élevés) ont reçu une prime de 450 euros.Le round des négociations n'est cependant pas bouclé dans tous les établissements. Chez Crédit Agricole SA, les négociations sont en cours, et elles devraient débuter cette semaine pour son réseau de caisses régionales. Quant aux Banques Populaires, elles s'y attelleront au mois de juin.Véronique Chocro

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