Crédit Agricole à l'assaut d'Emporiki

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Tout commence aujourd'hui : l'offre de 3,1 milliards d'euros du Crédit Agricole sur la totalité du capital de la banque grecque Emporiki s'ouvre ce matin et durera jusqu'au jeudi 3 août. Malgré son offre généreuse et financée 100 % en cash, l'acquisition d'Emporiki ne semble pas évidente.La Banque de Chypre a annoncé qu'elle comptait lancer à son tour une offre sur Emporiki. Sa contre-offre s'élève à 3,78 milliards d'euros, soit 21 % de plus que celle du Crédit Agricole. Mais elle est financée à seulement 20 % en cash et 80 % en actions Banque de Chypre. Les deux banques vont tenter de racheter la part de 36 % du capital d'Emporiki que le gouvernement détient soit directement soit à travers des fonds de pension publics. Banque de Chypre devrait lancer son offre d'ici à la fin de la semaine.En revanche, l'assemblée générale extraordinaire, destinée à approuver l'augmentation de capital indispensable à l'offre, ne devrait être convoquée qu'à la fin du mois de juillet. Pour le moment, le Crédit Agricole n'envisage pas de relever son offre, qu'elle estime plus attrayante car elle est totalement payée en cash. Par ailleurs, si le gouvernement accepte l'offre de Banque de Chypre, il se retrouvera en possession de plus de 10 % de son capital.Une option complexe. Au-dessus de ce seuil, le droit chypriote oblige au lancement d'une OPA sur le reste du capital. Pour éviter cette situation, le gouvernement grec a demandé à Citibank d'étudier le placement garanti de titres Banque de Chypre. Quoi qu'il en soit, cette option demeure tout de même très complexe, alors que le Crédit Agricole propose un paiement intégral en cash. D'autant plus que le gouvernement a toujours affirmé vouloir privatiser rapidement Emporiki, avant des élections locales qui auront lieu en Grèce au mois de septembre.Dernière option, une autre banque lance une nouvelle offre supérieure, et en cash, à celle du Crédit Agricole. Si la surenchère est élevée, le Crédit Agricole apportera ses titres et profitera d'une confortable plus-value. Si la prime est faible, de l'ordre de 10 %, il ne serait pas exclu de voir la Banque verte surenchérir. Néanmoins sa faible marge de manoeuvre limite les chances d'aboutir à une bataille boursière.

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