Le golfe Persique, un nouvel eldorado

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Présent depuis plus de 40 ans dans les pays du golfe Persique, Calyon bénéficie depuis trois ans du développement accéléré de la région. À l'origine, la banque d'investissement a hérité des implantations d'Indosuez en Arabie Saoudite datant de 1948. Aujourd'hui, Calyon détient une participation de 31 % dans la banque de détail saoudienne Saudi Fransi dont il dirige le management. La banque emploie 1.700 personnes dans 65 agences et a enregistré, l'an passé, un résultat net de 600 millions de dollars (470 millions d'euros).Pour couvrir les autres pays du golfe, Calyon possède trois succursales à Bahrein, Dubaï et Abou Dhabi (Émirats arabes unis). Environ 80 personnes travaillent pour la banque française, dont la moitié sont des expatriés européens et l'autre des cadres locaux. À partir de ces trois bureaux, Calyon rayonne vers le Koweït, le Qatar, Oman et même au Yémen.La filiale de la banque verte y est notamment très active en financement de projets. Elle finance également des avions, pour les compagnies telles que Golf Air, Emirates Airlines, ou Koweït Airways, mais aussi des pétroliers ou des supertankers. Dans les activités de marché, Calyon propose toute une gamme de produits structurés, dérivés action ou de crédit et s'est récemment lancé dans les produits de matières premières (commodities).Banque discrète. Les clients de Calyon sont les banques, les assurances, les fonds de pension ou de retraites. Beaucoup d'activités de marché sont en partie gérées depuis Paris et Londres, notamment pour les aspects liés à l'ingénierie financière. Enfin, Calyon possède une activité de banque privée à travers laquelle il gère, souvent depuis la Suisse, le patrimoine de quelques grandes fortunes du golfe.La filiale d'investissement de la banque verte reste très discrète sur le volume d'activités qu'elle capte dans la région. Seule indication, la zone Asie-Moyen-Orient représente 20 % du produit net bancaire de Calyon. Tout en sachant que l'Afrique reste minoritaire, la région du golfe Persique représente une part significative du volume d'affaires de la banque française. Car la banque peut déployer des moyens importants au Moyen-Orient. " La fusion nous a permis d'intervenir dans des opérations de taille sensiblement plus importantes ", explique Henri Guillemin, responsable de la région chez Calyon. Selon lui, le dynamisme des pays du golfe Persique est dû à deux raisons. D'abord, le pétrole. " La hausse des prix a permis à ces pays de se développer rapidement, d'attirer des capitaux et d'investir massivement ", analyse Henri Guillemin. En plus de cela, " après le 11 septembre, certains investisseurs ont préféré conserver leurs actifs sur place ", ajoute-t-il, plutôt que de les exporter vers l'Occident où la sécurité des marchés financiers n'était plus assurée.Une chose est sûre, l'économie des pays du golfe est étroitement corrélée au prix du brut. Et même si les prix actuels se maintiennent, Calyon estime que la croissance annuelle devrait être de 6 à 7 % en Arabie Saoudite et de 12 % à Dubaï. Les pays du golfe Persique restent attractifs pour les banques.

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