Le succès de Global Watch, la vigie britannique des technologies

C'est sûrement le système de recueil de l'information économique le plus performant au monde. Portant le nom prédestiné de Global Watch, il fournit aux entreprises britanniques une information à haute valeur ajoutée. Son succès est tel que ses moyens augmentent d'année en année : de 8 millions de livres en 2004, son budget est passé à 11 millions en 2006. Global Watch intéresse d'ailleurs la France, qui pourrait s'en inspirer pour renforcer son dispositif de veille créé par l'Adit (et disponible sur le site www.adit.fr). Global Watch repose sur une institution originale, celle des International Technology Promoters (ITP). Ces vingt-trois experts, à la fois scientifiques de haut niveau et praticiens d'entreprise, suivent quatre domaines scientifiques d'avenir (électronique et TIC, sciences de la vie, ingénierie, énergie et environnement) et couvrent les principales régions du globe. "Deux d'entre eux s'occupent de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande, un d'Israël, les autres se partagent l'Amérique du Nord, l'Europe et l'Asie", explique Helen Dickinson, première secrétaire à l'ambassade britannique, chargée de la science et de l'innovation. "De leur propre initiative, ou bien à la demande d'une entreprise [...], les ITP analysent [...] la taille du marché au Royaume-Uni. Ils recherchent ensuite les pôles qui correspondent à la requête [...]. Ils possèdent un mandat d'accès direct aux services scientifiques et commerciaux du Royaume-Uni à l'étranger", indique une note de l'ambassade de France en Grande-Bretagne qui analyse Global Watch, et dont La Tribune détient une copie. Le contrat de travail des ITP leur impose de passer au moins 35 % de leur temps à l'étranger pour recueillir des informations. Celles-ci sont ensuite mises gratuitement à disposition des entreprises, même étrangères, sur le site www.globalwatchservice.com. Missions. Pour aller plus loin, Global Watch organise des missions, financées à 50 % par les pouvoirs publics, pour se procurer des informations sur des technologies dont le Royaume-Uni ne dispose pas. En 2003, l'une d'entre elles décortique l'industrie des écrans plats en Corée du Sud. Les résultats de ces missions font obligatoirement et dans les six mois l'objet d'un rapport et d'une conférence. Celles-ci "ont acquis une réputation de sérieux et d'intérêt considérable qui permet d'attirer à chaque fois entre cinquante et deux cents des plus grands spécialistes dans le domaine", remarque la note de l'ambassade française. Enfin, Global Watch aide les entreprises à se procurer les technologies dont elles manquent en envoyant leurs employés en stage à l'étranger ou en recevant des stagiaires d'autres pays. "Au cours du dernier exercice, le programme a financé cinquante-cinq stages à l'étranger ou accueil de stagiaires étrangers au Royaume-Uni", indique Helen Dickinson. Les budgets, en progression, ne sont pas dépensés à perte. Global Watch est évalué chaque année. Selon Helen Dickinson : "Les seules missions ont créé, en moyenne, un nouvel emploi pour sept participants." Pascal Jungh

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