Stratégie + Rivaud opère une nouvelle restructuration

Le rythme des restructurations du groupe Rivaud entreprises depuis six mois par Vincent Bolloré ne faiblit pas. L'idée poursuivie par l'industriel depuis qu'il a pris le pouvoir en novembre 1996 est toujours la même : simplifier cet ensemble comptant des dizaines de sociétés, afin de le rendre compréhensible par le marché. Dans cet esprit, trois nouvelles opérations ont été annoncées hier. Mines de Kali Sainte Thérèse va lancer une OPA sur Financière Moncey au prix de 3.400 francs ex-coupon et Financière Moncey en lancera une sur SIF Artois à 3.900 francs, jouissance courante. Parallèlement, Mines de Kali Sainte Thérèse indique qu'elle sera « présente à l'achat sur le marché des titres de la Société des Chemins de Fer et Tramway du Var et du Gard pendant la période de son offre sur Financière Moncey ». « Le prix offert aux actionnaires minoritaires qui souhaiteraient céder leurs titres sera de 2.100 francs ex-coupon, correspondant au prix par transparence de l'offre publique visant la Société Financière Moncey », précise le groupe Rivaud. Pour comprendre le mécanisme auquel répondent ces opérations, qui participent de la simplification des structures se trouvant sous la société Plantations des Terres Rouges, il faut remonter au janvier 1997. La Compagnie du Cambodge, filiale des Terres Rouges, lance alors une double OPA sur Kali Sainte Thérèse et Padang, dont elle détient à présent plus de 90 %. Aujourd'hui, c'est donc Kali qui prend le contrôle de Financière Moncey, cette dernière prenant celui d'Artois. Porte de sortie. L'objectif poursuivi est double, fait-on valoir dans l'entourage de Vincent Bolloré. D'une part, il s'agit d'offrir une porte de sortie aux minoritaires de sociétés contrôlées aux deux tiers par le groupe. D'autre part, il s'agit d'établir une filiation directe et verticale entre les sociétés du groupe, avec un contrôle de plus de 90 %, qui se substitue à un contrôle à travers un entrelacs de participations croisées. Ces rachats de titres ne sont en principe que la première étape du dispositif. Un certain nombre d'entités devraient être rapprochées de manière à compresser l'organigramme. Mais avant de passer à cette seconde étape, Vincent Bolloré devra régler un certain nombre de questions juridiques complexes et chercher la meilleure optimisation fiscale. G. de C.

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