La SBF se met à l'écoute des investisseurs institutionnels

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LA SOCIÉTÉ des Bourses françaises, devenue une entreprise de marché depuis l'adoption de la loi de modernisation des activités financières, a décidé de porter son attention sur les investisseurs institutionnels français. A cet effet, Jean-François Théodore, son président, a annoncé hier la création d'un comité consultatif des investisseurs institutionnels, à l'image de celui créé il y a deux ans pour les investisseurs individuels. Le nouveau comité, composé de quinze à vingt membres en cours de recrutement, sera chargé de définir les attentes de cette catégorie d'investisseurs vis-à-vis de la Bourse de Paris. Pour certains observateurs, l'intérêt de la SBF pour les institutionnels français apparaît un peu tardif. Mais, au siège de l'entreprise de marché, on rappelle que les efforts ont d'abord porté sur les investisseurs individuels et sur les institutionnels étrangers, car ils représentent chacun environ un tiers de la capitalisation boursière du marché des actions à Paris. Avec 20 % de la capitalisation, les institutionnels français occupent la troisième position, presque à égalité avec les sociétés de participations (holdings). En comparaison, leurs homologues britanniques détiennent 70 % de la capitalisation de Londres. Les résultats plus déterminants que les perspectives Mais, dans les prochaines années, les moyens financiers des institutionnels français sont appelés à s'accroître avec la mise en place de fonds de pension en France. D'où l'intérêt de mieux les connaître. Dans ce but, la SBF a demandé à la Sofres de leur consacrer une étude qui prend en compte la grande diversité des acteurs puisqu'il peut aussi bien s'agir d'une société de Bourse que d'une banque ou d'une caisse de retraite. Plusieurs grandes tendances ressortent de cette étude. Ainsi, les principales vertus recherchées par ces investisseurs chez leur intermédiaire financier sont principalement la qualité de sa recherche et de son service d'exécution des transactions. En ce qui concerne les paramètres d'arbitrage des gérants pour leurs investissements en actions, on dénombre une dizaine de points étudiés, chacun ayant une grande importance. Les résultats financiers de la société cotée figurent en tête de ces critères déterminants, avant les perspectives du secteur d'activité sur lequel elle intervient. Sont aussi examinés le contexte macro-économique et financier du pays d'origine de l'entreprise, de même que la visibilité sur la stratégie suivie. Etrangement, alors que la qualité de la recherche est l'un des éléments déterminants pour le choix d'un intermédiaire, les recommandations des analystes arrivent à la fin d'une liste de quatorze critères pour le choix d'un placement sur une action, après la personnalité des dirigeants... Enfin, l'enquête de la Sofres s'est également penchée sur les sources d'informations des institutionnels français. La presse économique et financière française y occupe un rôle central, devant les agences électroniques (Reuter, Bloomberg...). Héléna DUPUY

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