Precia met la priorité sur le retour à la rentabilité

Après un exercice 1995 aux allures d'annus horribilis en matière de rentabilité, le numéro un français du pesage industriel s'attend à retrouver cette année une marge nette de 2 %. Celle-ci était tombée à 0,3 % un an auparavant, avec un résultat net consolidé de 0,99 million, en chute libre de 86 % en dépit d'une légère progression de 3,4 % du chiffre d'affaires, à 413,8 millions. Les raisons de ce plongeon tiennent à un dernier quadrimestre catastrophique en termes d'activité avec un repli de 6 % des facturations sous le coup de la baisse des investissements en biens d'équipement, tant en France qu'en Europe. De quoi saborder les résultats du groupe Precia d'autant plus sûrement que le second semestre y contribue traditionnellement pour près des trois quarts. Dans ce contexte, le dividende au titre de l'exercice 1995 a été supprimé après 4 francs distribués pour l'année précédente. Les actionnaires s'en consoleront d'autant moins que le cours de l'action à fin juin (128 francs) avait perdu près de 40 % par rapport à son plus haut du premier trimestre, et qu'il accuse actuellement, autour de 135 francs, une décote de 40 % selon les évaluations de la société de Bourse Crédit Lyonnais Small Caps (ex-Michaux). Un niveau record de commandes en juin Ces avatars n'entament pas le moral de François Wendling, président du directoire de Precia. Certes, l'exercice 1996 a démarré péniblement : les ventes affichaient une baisse de régime de 10 % fin mai. « Mais les commandes ont atteint un niveau record en juin, et juillet se présente bien », constate-t-il. En dépit des incertitudes sur l'activité du deuxième semestre, François Wendling table sur un chiffre d'affaires annuel de l'ordre de 425 à 430 millions, assorti d'un bénéfice voisin de 8,5 millions. Ce retour à un niveau plus normal de rentabilité est attendu grâce à la montée en puissance du pôle services, qui dégage une meilleure valeur ajoutée et représentera cette année plus de 20 % des facturations. Contrôlant déjà une dizaine de sociétés d'installation et de maintenance un peu partout sur le territoire français, Precia vient d'en racheter une nouvelle dans l'Yonne fin mai, et négocie l'acquisition de deux autres. Autre facteur positif, la sortie du rouge de Precia International, qui regroupe la société hollandaise Molen et ses filiales, acquises en 1993. Après l'adoption d'une marque commune, Precia-Molen, la mise en place de synergies commerciales et industrielles s'accélère, avec notamment une simplification des gammes de produits. Enfin, une meilleure maîtrise des achats, et une légère réduction du poste recherche, devraient encore contribuer à l'amélioration de la marge nette que François Wendling veut porter à 2,3 % l'an prochain. Michel Texier à Lyon

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