Les Caisses d'Épargne fusionnent à un rythme effréné

L'année 2007 sera, comme les précédentes, animée pour le groupe Caisse d'Épargne. Ses dirigeants devront mener de front l'intégration des équipes de banques de gros au sein de Natixis, la banque créée avec les Banques Populaires, tout en poursuivant le mouvement de fusions à marche forcée entrepris entre les caisses régionales de l'Écureuil. Selon nos informations deux nouveaux rapprochements seraient sur le point d'être annoncés dans les prochaines semaines entre la caisse de Basse-Normandie et celle de Haute-Normandie d'une part et entre les caisses de Bretagne et Pays de la Loire d'autre part. " Aucun processus formel n'a été finalisé. Les conseils d'orientation et de surveillance (COS) doivent encore se prononcer, et il convient aussi de parvenir à un accord sur les dirigeants qui seront à la tête des nouvelles entités. Mais les discussions sont sur le point d'aboutir ", explique une source proche du dossier.Engagée au début des années 90, la démarche qui a porté le nombre de caisses de 180 à 31 en l'espace d'une décennie s'est poursuivie sous la houlette de Charles Milhaud, le président du directoire depuis 1999. Le nombre de caisses s'élève actuellement à 28 en France métropolitaine, et devrait être ramené à 18 voire 16 d'ici à la mi-2008 (" La Tribune " 8 janvier 2007). L'objectif est clair : gagner en efficacité et faire des économies dans un climat de plus en plus concurrentiel en banque de détail surtout. Les fusions s'enchaînent à un rythme effréné sur fond de convergence des systèmes informatiques.LA PLUS GRANDE CAISSE DU GROUPEDébut décembre, les trois caisses d'Épargne de la région Île-de-France ont engagé un mouvement de rapprochement. Les conseils d'orientation et de surveillance de la caisse de Saint-Quentin-en-Yvelines, de Cergy-Pontoise et de Paris sont entrés en négociations exclusives pour créer la plus grande caisse du groupe. Flandres, Pas-de-Calais et Pays du Hainaut, mais aussi Rhône-Alpes-Lyon et Alpes, autant de rapprochements en cours. Sans oublier Poitou-Charentes et Aquitaine Nord, de même que Val de France-Orléanais et Centre-Val de Loire.Autre fusion engagée, celle entre la caisse de Lorraine et de Champagne-Ardenne, censée aboutir avant la fin de l'année. La caisse voisine d'Alsace n'a pas souhaité, pour l'heure, se greffer au mouvement. " Nous saluons les fusions. Elles vont améliorer la manoeuvrabilité du groupe. Mais le moment n'est pas encore venu pour nous d'y participer. Nous souhaitons nous concentrer sur nos résultats, et placer notre caisse au niveau des standards du groupe ", explique Astrid Boos, la présidente du COS de la caisse d'Alsace. Certains d'ailleurs ne manquent pas de souligner le risque pour cette caisse de se retrouver isolée alors qu'elle doit faire face sur ses terres à la vive concurrence que lui livrent le Crédit Mutuel et le Crédit Agricole.

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