Le scénario Société Générale dans le tiroir d'UniCredit

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À l'Ouest, rien de nouveau. C'est ce que s'efforce de faire croire l'administrateur délégué d'UniCredit, Alessandro Profumo. Pourtant, tous souhaiteraient savoir si la banque italienne a enterré son idée de joindre ses forces avec la Société Générale. Le 20 avril, la banque basée à Milan avait en effet confirmé, " dans le cadre de l'activité régulière d'exploration des opportunités stratégiques de croissance, des contacts avec Société Générale, avec laquelle UniCredit a un lien de longue date ". Cela avait d'ailleurs contribué à hisser la capitalisation boursière de la SocGen à un niveau proche de celle d'UniCredit, laissant entrevoir la possibilité d'une " fusion entre égaux ".EQUILIBRE ROMPULas, entre-temps, UniCredit a décidé d'absorber une de ses concurrentes italiennes, Capitalia. Et ce rapport de force équilibré franco-italien s'est donc rompu : la banque italienne va bientôt valoir quelque 90 milliards d'euros en Bourse, sous l'effet de son achat de Capitalia, contre 63,1 milliards d'euros pour la Société Générale. Hier, le chef d'UniCredit a soigneusement esquivé toutes les questions qui auraient pu l'obliger à parler " de la France ", lors de sa rencontre avec les analystes et les journalistes financiers.Désireux de clarifier sa stratégie de " fusions-acquisitions ", Alessandro Profumo a prétendu être " concentré sur la réalisation d'économies d'échelle dans les pays et les activités où nous sommes déjà présents ", comme la gestion d'actifs et la banque d'investissement. Exit donc l'Hexagone, une pièce manquante au vaste puzzle d'UniCredit. À moins que le patron d'UniCredit, comme son homologue, cherche tout simplement à temporiser à son tour.

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