Des précédents plus modestes

La palme était jusque-là détenue par Sumitomo. Yasuo Hamanaka, dit " le roi du cuivre ", était responsable des activités de marché pour le cuivre au sein de la maison de négoce Sumitomo Corp. Il a fait perdre 2,6 milliards de dollars à son employeur en effectuant des transactions frauduleuses, qui se sont étalées de 1986 à 1996. Il avait imité la signature de deux de ses supérieurs dans des lettres adressées à des courtiers étrangers. Alors que l'affaire Sumitomo n'a pas encore éclaté, la Barings se retrouve sur la sellette : en février 1995, la plus ancienne banque d'affaires britannique est mise sous administration judiciaire à la suite de la cavale d'un de ses courtiers. Basé à Singapour, Nick Leeson avait parié sur une hausse de l'indice de la Bourse de Tokyo, alors que celui-ci baissait, et spéculé sur le prix du pétrole. Il avait accumulé 850 millions de livres (1,2 milliard de dollars) de pertes, qui étaient cachées sur un compte secret, répondant au numéro de code 88888. Il fut condamné à six ans et demi de prison. Atteint en prison d'un cancer du côlon, depuis guéri, il a été libéré en 1999.En février 2002 la première banque irlandaise, l'Allied Irish Bank (AIB), révèle qu'un courtier a dissimulé 691 millions de dollars de pertes sur des opérations de change. John Rusnak, un cambiste travaillant depuis sept ans à Allfirst, filiale américaine d'AIB, à Baltimore (Maryland), a reconnu s'être engagé dans une série d'opérations de change fictives pour couvrir les pertes qu'il avait subies au milieu des années 90. En janvier 2003, Rusnak est condamné à sept ans et demi de prison et à payer les pertes qu'il a occasionnées au groupe bancaire. Avec le recul, l'affaire Calyon apparaît presque modeste pour son actionnaire, Crédit Agricole . En septembre dernier, l'initiative d'un courtier américain de la succursale new-yorkaise de Calyon provoque un trou de 230 millions d'euros. En intervenant sur les marchés du crédit pour des montants anormalement élevés et en prenant des risques excessifs, le courtier avait agi sans autorisation et au-delà des limites définies par la banque.

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