Le subprime plombe les résultats 2007 d'UBS

Si BNP Paribas semble relativement épargnée par les effets de la crise du subprime, la banque suisse UBS en revanche est lourdement touchée. Elle a annoncé hier avoir procédé à 18,4 milliards de dollars de dépréciations au total en 2007, soit 12,5 milliards d'euros, dues à la crise des crédits hypothécaires à risque (subprime). Pour le seul quatrième trimestre, ses pertes liées au subprime ont atteint 14 milliards de dollars, c'est-à-dire 4 milliards de plus qu'annoncé en décembre. Au final, l'année 2007 devrait se solder par une perte nette de 4,4 milliards de francs suisses (2,7 milliards d'euros), a indiqué la banque dont c'est le premier résultat négatif depuis dix ans.L'établissement a prévu de donner plus de détail sur ses performances lors d'une conférence de presse le 14 février. Il devra ensuite s'expliquer devant ses actionnaires lors de l'assemblée générale extraordinaire du 27 février convoquée pour valider l'augmentation de capital de 13 milliards de francs suisses (8 milliards d'euros). Mais les analystes attendent aussi avec impatience des prévisions pour 2008. Le pire est-il ou non passé pour UBS ? Ces résultats sont " une mauvaise nouvelle pour le secteur bancaire, montrant à quel point le marché des papiers titrisés a été défavorable au quatrième trimestre. Cela pourrait préfigurer d'autres mauvaises surprises ", estime Dirk Becker, analyste chez Kepler Equities.Bon nombre de banques européennes n'ont pas encore livré leurs résultats annuels. Et les premières annonces n'incitent guère à l'optimisme. En France, la semaine dernière, la Société Générale a ainsi déclaré 2 milliards d'euros de pertes dues aux crédits subprime au quatrième trimestre, un montant presque occulté par les 4,9 milliards de pertes dues à la fraude d'un trader. Pour sa part, le Crédit Agricole avait annoncé dès la fin décembre avoir augmenté ses dépréciations liées au subprime, prévoyant du même coup d'amputer son résultat net de 1,6 milliard en 2007.NOTES ABAISSEES EN EUROPEEstimant que tout le secteur bancaire en Europe allait être affaibli par la crise, l'agence de notation Standard & Poor's a revu à la baisse la perspective de la note de plusieurs grandes enseignes : Barclays, Dresdner et Deutsche Bank, Fortis et UBS sont passé de " stable " à " négative ". Selon l'agence, ces révisions reflètent une plus grande incertitude sur la contribution au bénéfice des résultats des activités sur les marchés.

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