Les tarifs bancaires sous la pression des consommateurs

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L es banques vivent la fin d'une époque. Celle durant laquelle le consommateur ne se montrait pas aussi regardant sur les tarifs bancaires que sur le prix de sa baguette de pain. Selon un sondage effectué auprès de 1.000 personnes par l'institut MV2/SSI pour l'association de consommateurs CLCV, 51 % des personnes interrogées déclarent encore ne pas savoir ce que leur coûtent leurs services bancaires chaque mois. L'obligation faite aux banques par la loi Chatel de donner d'ici un an un relevé annuel des frais perçus à leurs clients devrait améliorer la visibilité du consommateur. Et, par ricochet, les pousser à faire jouer la concurrence. En effet, 46 % des personnes interrogées jugent que le coût de produits et services constitue leur premier critère de sélection de la banque qui gérera leur compte courant.Ce principe de base ne devrait pas tarder à être suivi d'effet compte tenu de l'importance croissante des tarifs bancaires dans le budget d'un ménage français. Selon l'enquête annuelle sur les tarifs bancaires de la CLCV, en partenariat avec le magazine Mieux vivre votre argent, la facture annuelle s'établit respectivement à 74 euros, 243 euros et 674 euros, selon le profil de consommation des clients (petit consommateur sans produit d'épargne ; couple actif disposant d'un plan d'épargne en actions ; couple boursicoteur).DE FORTES DISPARITESLes 114 établissements bancaires de métropole et des Antilles passés en revue par cette enquête semblent avoir anticipé la plus grande vigilance des consommateurs. Hors packages, leurs prix affichent en effet une baisse globale, comprise entre - 4,4 % et - 8 % en fonction des profils. Cette moyenne cache cependant de fortes disparités. Aux Antilles, les tarifs sont jusqu'à plus de cinq fois supérieurs à ceux pratiqués en métropole. La facture est aussi en légère hausse dans les banques nationales, à l'exception de la LCL et de la Banque Postale qui détrône désormais BNP Paribas dans nombre de premiers postes de ce palmarès.La pression exercée sur les banques promet de s'intensifier. Les banques en ligne offrent en effet des prix bien souvent imbattables. Ce, alors même que les Français exigent encore plus de transparence. 99 % des personnes interrogées par l'institut MV2/SSI sont favorables à une information préalable à tout prélèvement de frais inhabituel, tels que les frais de change. La présidente de la CLCV, Reine-Claude Madère, enfonce le clou : " Il est très choquant que les banques soient le seul prestataire de services à faire payer un client avant de l'informer sur le prix. Elles doivent entrer dans le droit commun. " L'association de consommateurs prometd'y veiller.

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