Le prix de la CCR s'aligne sur la baisse du CAC

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Le rachat par le suisse UBS de la CCR (Caisse centrale de réescompte), l'ancienne filiale de gestion d'actifs de Commerzbank en France, a manifestement fait les frais de la dérive de la Bourse de Paris et de son indice phare, le CAC 40. Au sortir de ses discussions exclusives, annoncées en octobre, le numéro un mondial de la gestion de fortune a finalement revu à la baisse le prix qu'il déboursera pour mettre la main sur le groupe français, à 385 millions d'euros contre 435 millions évoqués il y a un peu plus de trois mois. Cet ajustement de 11 % à la baisse n'est pas sans rappeler la glissade du CAC 40 qui a abandonné 11,8 % entre le 25 octobre, date de la signature de la transaction, et hier.Il faut dire que pendant les négociations exclusives, les encours de la CCR ont continué à fondre. De 17 milliards à fin juin 2007, époque à laquelle, selon Hervé de Boysson, jusqu'à maintenant président des sociétés de gestion de la CCR, ils culminaient sur des sommets, ils sont tombés à 14,6 milliards fin octobre (- 14,12 %) pour finir à 13,3 milliards (- 8,9 %) en décembre. Avec ses effets dévastateurs sur un petit nombre de Sicav et de fonds commun de placement monétaires dynamiques commercialisés par des établissements français de renom, la crise de liquidité, qui s'est abattue sur les marchés interbancaires et monétaires au beau milieu de l'été, a, à la CCR comme sur toute la place de Paris, sérieusement ébranlé la confiance des clients investis en produits de trésorerie. Ensuite la CCR a, non plus sur ses fonds de trésorerie mais sur ses fonds investis en actions et commercialisés par sa filiale CCR Actions, dû affronter une nouvelle vague de rachat de parts déclenchée par le départ de Marc Renaud. Il était le principal artisan de cette gestion actions unanimement reconnue, notamment à travers son fonds CCR central valeurs. L'effet conjugué de ces deux événements explique les quelque 3,7 milliards d'encours perdus par le groupe CCR. " La mauvaise orientation des marchés financiers, le départ de Marc Renaud et la décollecte sur la gestion monétaire en France ont entraîné une réduction des encours de CCR, commente Gabriel Herrera, le responsable d'UBS Global Asset Management pour l'Europe. Si ces événements n'ont pas remis en cause le principe du rachat, ils expliquent en partie la baisse du montant de la transaction. "PLUSIEURS DEFITS A RELEVER POUR UBS UBS a désormais plusieurs défis à relever. Le suisse va d'abord s'atteler à inverser la tendance sur les encours de la CCR. Il devra ensuite regrouper les entités : CCR Chevrillon Philippe devant a priori se fondre dans UBS France et CCR Gestion et CCR Actions dans UBS Asset Management. Reste la question du maintien de l'enseigne " CCR ". Pour le moment, la marque est maintenue. Mais UBS reconnaît que des réflexions seront prochainement menées pour plancher sur l'avenir de la marque passée sous pavillon helvétique.

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