Le mystère des taux longs s'épaissit

Plus les rendements à long terme se détendent, plus Alan Greenspan se gratte la tête. "L'énigme" des taux bas qu'il avait évoquée en février est plus mystérieuse que jamais et la BCE redoute désormais la formation d'une bulle obligataire à l'échelle mondiale, risquant de déboucher sur un krach. Hier, les taux européens à dix ans ont touché de nouveaux planchers historiques, à 3,23 % pour les bunds allemands et 3,25 % pour les OAT françaises, après l'annonce d'une série de statistiques et de prévisions délétères dans la zone euro (voir ci-contre). Aux Etats-Unis, le rendement des bons du Trésor à dix ans a reflué au plus bas depuis avril 2004, après l'annonce d'un nouveau recul de l'indice des directeurs d'achats du secteur manufacturier (l'indice ISM), revenu de 53,3 en avril à 51,4 en mai. Le taux des T notes alors est tombé en dessous de 3,90 %, alors qu'il avait cassé le seuil de 4 % la veille. On n'ose imaginer quelle sera la réaction du marché obligataire si, comme d'aucuns le pressentent, le rapport sur l'emploi américain de vendredi est décevant.

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