Le baril de pétrole franchit de nouveaux records à New York

Les missiles coréens ont déjà atteint une première cible. Les cours du baril de pétrole qui connaissaient de sérieuses tensions depuis la mi-juin sous le coup de la crise iranienne et de la faiblesse des stocks d'essence aux États-Unis ont dépassé en séance leur record de 75,35 dollars affiché le 21 avril dernier.Le contrat de brut léger (WTI) pour livraison août a fini à 75,19 dollars le baril, hier à New York. Non sans avoir franchit quelques minutes plus tôt un nouveau sommet historique depuis le début de sa cotation en 1983, à 75,40 dollars le baril.Auparavant, à Londres sur l'ICE le brent avait clôturé à 74,18 dollars en hausse de 1,67 dollar. " La géopolitique continue d'attirer l'attention du marché pétrolier ", a commenté Kevin Norrish, analyste à la banque Barclays Capital. " Bien qu'elle ne soit pas directement liée au marché de l'énergie, l'annonce du tir d'essai de sept missiles nord-coréens a peut-être ajouté à la prise de conscience que la géopolitique mondiale est actuellement dans un état de fortes turbulences ", a-t-il estimé.L'arme des exportations. Les tensions actuelles avec l'Iran sur son dossier nucléaire restent l'une des principales sources d'inquiétude du marché, qui craint que le régime des mollahs utilise l'arme des exportations pétrolières pour perturber un peu plus le marché. Hier, le négociateur iranien Ali Larijani cherchait encore à gagner du temps, en reportant une rencontre avec le Haut Représentant de l'UE pour la politique extérieure, Javier Solana, mais ce dernier ne lui a donné qu'un jour de plus, jusqu'à jeudi, pour réagir à l'offre de coopération des grandes puissances.M. Solana mène les négociations au nom de six grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Allemagne) qui ont présenté une offre de coopération à Téhéran le 6 juin. Cette offre est conditionnée à une suspension préalable par Téhéran de toute activité d'enrichissement d'uranium, activité qui fait craindre à la communauté internationale que l'Iran ne cherche pas à se doter de la bombe atomique. " Je peux vous assurer que nous avons toujours l'intention d'obtenir une réponse substantielle de l'Iran, avant la mi-juillet, quand les chefs d'État se rencontreront à Saint-Pétersbourg ", a déclaré de son côté la secrétaire d'État américaine Condoleezza Rice.La " provocation " coréenne produit un effet d'autant plus sensible sur le marché que celui-ci attend fébrilement les statistiques hebdomadaires sur les réserves américaines de pétrole brut et de produits raffinés publiées jeudi par le département américain de l'Énergie (DoE), soit un jour plus tard que d'habitude en raison de la fête nationale.Des stocks fragilisés. Il semble que les Américains aient été assez peu sensibles à la flambée des prix et qu'ils aient beaucoup roulé dans leurs voitures durant le long week-end de la fête nationale achevé mardi. Les stocks d'essence sont d'ailleurs fragilisés par une kyrielle d'incidents dans les raffineries américaines et les pipelines. De sorte que, depuis une semaine, les inquiétudes des opérateurs vont en s'accroissant quant au très fort niveau de la demande américaine d'essence, alors que les stocks sont inférieurs à leur niveau de l'an dernier malgré les prix du carburant qui sont déjà très élevés.

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