Le prix du baril de pétrole bat un nouveau record

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Les prix du pétrole ont battu un nouveau record vendredi. À New York, le baril de Western Texas Intermediate (WTI) est monté jusqu'à 75,78 dollars tandis qu'à Londres le baril de brent pour livraison en août a franchi, pour la première fois, le seuil des 75 dollars. Si les prix se sont repliés en fin de séance, respectivement à 74,09 et 73,51 dollars, cette nouvelle flambée démontre les inquiétudes des opérateurs concernant l'évolution du dossier nucléaire iranien, de l'intention de la Corée du Nord de poursuivre ses tests de missiles et des tensions sur l'offre d'essence aux États-Unis.Depuis ses points bas de juin, le prix de l'or noir a gagné près de 10 %. Les risques de perturbation de l'offre sont montés d'un cran avec la décision de la Corée du Nord de continuer ses essais, après avoir lancé sept missiles la semaine dernière dans la mer du Japon, contribuant à perturber le trafic des tankers. Mais les opérateurs sont surtout attentifs au dossier nucléaire iranien, objet d'un bras de fer entre, d'une part, les États-Unis et l'Europe, et l'Iran, d'autre part, qui pourrait entrer cette semaine dans une phase critique. Téhéran a en effet d'ores et déjà décliné l'invitation à examiner l'offre de coopération proposée par l'Union européenne en échange de l'arrêt de son programme d'enrichissement d'uranium. L'Iran est le troisième exportateur mondial de brut, derrière l'Arabie Saoudite et la Russie, et le principal fournisseur de la Chine et du Japon. En mai, le pays a extrait 3,84 millions de barils par jour, selon l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Au cours de ces derniers mois, le régime des mollahs a régulièrement agité l'arme pétrolière, en menaçant de suspendre une part de ses exportations si des mesures de rétorsion étaient prises à son encontre.Enfin, malgré des prix élevés, la demande d'essence des automobilistes américains continue de croître, alors que la période estivale de forte consommation - la " driving season " - bat son plein. Durant la semaine qui s'est achevée au 30 juin, les automobilistes américains ont consommé en moyenne 9,65 millions de barils par jour, un niveau record. L'offre d'essence aux États-Unis est tendue en raison de la saturation des capacités de raffinage, qui ne sont pas revenues à leur niveau de l'année dernière, après les dégâts causés fin août par les cyclones dans le golfe du Mexique et le sud des États-Unis. Or la saison des ouragans vient juste de commencer et, selon les prévisions, dix devraient être actifs d'ici novembre.

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