Chères banques nippones

Toujours beaucoup d'activité sur le deuxième marché boursier mondial - les transactions ont à nouveau dépassé les 20 milliards d'euros - où commence à régner une certaine confusion. Hier l'indice Topix - qui reflète les fluctuations de toutes les sociétés - a ainsi fini en légère hausse ; tandis que le Nikkei, dominé par les grands noms de l'industrie exportatrice, se tassait à 14.072,20 yens. "Le retour des investisseurs sur les sociétés domestiques semble être allé trop loin", témoigne Emmanuel Hermand, courtier chez Nomura à Paris.Par exemple, que croient donc "voir" les investisseurs continuant de parier sur les grandes banques de l'archipel, dont le cours s'est envolé de 66 % depuis le printemps ? "Leur situation fondamentale n'ayant guère changé, cette hausse illustre l'espoir de meilleurs profits d'exploitation et d'une baisse de la charge que représente l'abandon de leurs prêts "douteux"", énumère Yoshinobu Yamada, spécialiste chez Merrill Lynch.Espoir également d'une sortie de l'ère des taux d'intérêt zéro, évidemment favorable. Sans oublier le remboursement accéléré des aides d'urgence - accordées par l'État il y a sept ans - auquel se livrent aujourd'hui les grandes "citybanks", "ce qui estompe la menace de voir les pouvoirs publics exiger en échange une participation au capital".Mais comme le reconnaît Yoshinobu Yamada, "les cours actuels intègrent déjà l'espoir d'une hausse des taux à 0,25-0,50 % et le remboursement "complet" des subventions". Les banquiers japonais vont pour le moins devoir évoquer des lendemains qui chantent lors de la présentation de leurs bilans semestriels, le 24 novembre...Pierre-Alexandre Sallie

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