Les banques à l'honneur

Pour les investisseurs ayant vu, quinze ans durant, leurs paris sur la fin de la Grande Dépression minant l'Archipel déçus, le secteur bancaire nippon a toujours servi d'indicateur de crise. Ainsi, en 1998, la menace d'une faillite de l'ensemble du système financier fit prendre conscience des difficultés du Japon. Les banques opéraient dans un monde où leurs entreprises clientes, menacées d'insolvabilité, avaient pour obsession leur désendettement... ou leur disparition.Nulle surprise donc à observer l'importance accordée au dernier bilan des crédits bancaires. En juin dernier, ceux-ci sont ressortis supérieurs de 2,6 % (en termes réels) à ceux accordés un an plus tôt, preuve supplémentaire que le Japon tourne la page de sa " décennie perdue ". La Bourse apprécie, l'indice Nikkei terminant hier à 15.552,81 yens (+ 1,6 %), poussée à la hausse par des poids lourds comme Mitsubishi UFR (+ 5,2 %), le plus important groupe financier au monde en termes d'actifs.Cet engouement ignore pour l'instant l'intention annoncée par plusieurs établissements de relever la rémunération des comptes de leurs clients ; devançant ainsi une décision similaire de la part des responsables de la Banque du Japon, peut-être dès la fin de la semaine (lire page 18)." Pour voir les effets de ce regain d'activité en termes de profits nets, il faudra attendre l'exercice clos fin mars 2008, car en général la hausse des taux rémunérant les comptes précède celle des taux imposés sur les prêts ", ajoute Yoshinobu Yamada, analyste chez Merrill Lynch. Pour ce dernier, l'une des clefs de la poursuite de la hausse des profits des " citybanks " nippones passera ensuite par leur expansion à l'international. Ce qui prendra du temps...

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