Le sauvetage de Sanyo s'effectue à un prix bradé

C'est au prix d'une énorme dilution pour les 238.324 actionnaires de Sanyo que le géant de l'électronique nip- pone peut envisager sa survie. Trois mois après que le principe de l'opération eut été arrêté, les actionnaires du conglomérat ont approuvé l'augmentation de capital réservée aux banques qui en ont pris le contrôle. Goldman Sachs, Daiwa Securities SMBC et Sumitomo Mitsui Financial Group vont maintenant pouvoir souscrire à hauteur de 2,6 milliards de dollars (300 milliards de yens) à des actions nouvelles bradées à 70 yens. Le cours du mastodonte cotait 285 yens au terme d'une longue descente aux enfers entamée début 2001. L'action se négociait alors sur la cote des 1.000 yens. De quoi susciter l'amertume d'un actionnaire individuel qui, présent lors de l'assemblée générale, relève : "C'est une bonne chose que Sanyo puisse lever de l'argent auprès de banques domestiques et étrangères, mais à 70 yens c'est sans doute un peu trop bon marché."Au terme de leur souscription les trois banques détiendront 49,8 % du capital du leader mondial de la fabrication de batteries. Plan de restructuration. L'argent levé doit permettre de financer l'ambitieux plan de restructuration triennal prévoyant la baisse de 15 % des effectifs et la fermeture de nombreux sites. L'argent frais servira au recentrage du groupe sur les panneaux solaires, les batteries, la technologie médicale, le retraitement de l'eau, l'énergie et l'environnement, alors qu'il a déjà annoncé, il y a quelques jours, abandonner la production de téléviseurs cathodiques en Espagne. Sous le choc de la pression des prix de l'électronique grand public, ses pertes pour l'exercice clos en mars devraient atteindre le niveau record 233 milliards de yens, soit près de 10 % des ventes. Le groupe doit faire face à une dette de 1.00 milliards de yens. L'amélioration du bilan permettra de réduire les frais financiers de l'affaire dont la notation est entre deux eaux, à la limite de la catégorie dite d'"investissement" pour Moody's, alors que pour Standard & Poor's, elle relève de la catégorie spéculative.C. T.

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