M6 fêté en Bourse grâce à l'arrivée d'Albert Frère

M6 a figuré hier en tête des plus fortes hausses du SRD (+ 2,02 %, à 24,70 euros), dans un marché parisien pourtant en repli de 1,26 %. Logique, en acceptant de racheter mardi un bloc de 5 % du capital à Suez à 24,71 euros par titre, un prix supérieur à celui du marché (24,20 euros à la clôture), Albert Frère, par ailleurs premier actionnaire de Suez avec 8 % du groupe, a démontré " sa confiance dans le potentiel de croissance et les perspectives du groupe " comme l'a rappelé Nicolas de Tavernost, président de M6.Le baron belge est bien placé pour connaître la société. Il est entré au conseil de surveillance de M6 en mai 2000 en tant que vice-président et en est devenu le président le 30 avril 2003, après le décès de Jean Drucker, fondateur de la chaîne. La transaction (163 millions d'euros) intervient alors qu'il vient de rétrocéder à Bertelsmann les 25 % qu'il détenait dans son capital pour 4,5 milliards d'euros.Recettes publicitaires. Bertelsmann, numéro cinq mondial des médias, est la société mère de RTL Group, premier actionnaire de M6 avec 48,6 %. Pour Albert Frère, l'investissement s'avère plus qu'opportun. M6 s'estime très satisfait de l'émission " 100 % Coupe du monde ". L'audience de " la petite chaîne qui monte " a triplé en journée en passant de 12,6 % en 2005 à 30,6 % pendant les matchs. En outre, la publicité s'est révélée très satisfaisante : M6 a conquis de nouveaux annonceurs.Cette tendance devrait se poursuivre : les recettes publicitaires sont très bien orientées avec des taux de croissance anticipés pour la télévision de 5,9 % en 2006 et de 9 % en 2007 sans oublier l'arrivée de la distribution dans la publicité TV. Pour autant, Albert Frère n'a pas payé très cher son ticket d'entrée. L'action figure parmi les valeurs les moins chères du secteur avec une valeur d'entreprise (capitalisation boursière et dette nette) qui représente 8,7 fois l'excédent brut d'exploitation alors que les télévisions gratuites se paient sur des ratios de 10,5.La transaction ne désavantage pas non plus le groupe de Gérard Mestrallet. Après accord du CSA, le groupe a soldé sa participation dans l'audiovisuel plus tôt que prévu. En février 2004, Suez, qui avait cédé 29,4 % de M6 dans le cadre d'une opération de marché combinée à une cession auprès d'investisseurs institutionnels, s'était alors engagé à conserver ses 5 % résiduels pendant trois ans. Recentré depuis sur son coeur de métier, l'énergie et l'environnement, le groupe enregistrera sur le premier semestre 2006 une plus-value de 120 millions d'euros.

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