Les pertes de Thomas Cook se creusent

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Nouvelle mauvaise performance pour Thomas Cook. Le voyagiste britannique en grande difficulté a enregistré au troisième trimestre de son exercice décalé une perte opérationnelle de 26,5 millions de livres (33,9 millions d\'euros), alors qu\'il avait affiché un bénéfice de 20,1 millions au cours de la même période de l\'an dernier. Ceci pour un chiffre d\'affaires en baisse de 6%,  à 2,29 milliards de livres.Le voyagiste explique ces résultats par un « environnement compliqué » sur tous ses marchés et une hausse de ses coûts opérationnels à la suite d\'acquisitions. Cette année, le tour-opérateur a supporté 33,2 millions de coûts exceptionnels, contre 35,3 millions un an plus tôt. Ils proviennent principalement de la restructuration de ses activités au Royaume-Uni, aux Etats-Unis et en Europe de l\'ouest.Comment expliquer de tels résultats ? Les difficultés du groupe ne sont pas nouvelles. La concurrence des compagnies aériennes low-cost sur le moyen-courrier et la baisse des voyages au Maghreb après les événements du printemps arabe ne sont probablement pas étrangères à ses piètres résultats. S\'ajoutent aussiles effets de la crise économique avec des Britanniques qui partent moins en vacances.L\'activité est difficile en FrancePour conjurer ses difficultés, un vaste programme de restructuration a été prévu. A l\'heure actuelle, il a déjà généré 164,8 millions de livres. Il faut y ajouter la vente suivie d\'un contrat de leasing de huit avions ainsi que la cession du groupe de loisirs espagnol Hoteles y clubs de Vacaciones (HCV) en juillet. Cela a rapporté 122 millions supplémentaires. La cession des activités en Inde devrait permettre de gagner 87 millions de plus.L\'avenir n\'est pas très encourageant pour Thomas Cook qui fait lui-même valoir dans un communiqué que « le reste de l\'année s\'annonce difficile ». Même si « les récentes tendances dans les réservations sont encourageantes et que le plan de redressement au Royaume-Uni se déroule conformément aux objectifs. »Les réservations au Royaume-Uni sont en effet restées stables. L\'activité est difficile en Europe de l\'ouest, \"particulièrement en France\". En revanche, en Europe centrale, le groupe fait état  \"bonne performance\" des réservations.  

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